Wahabou Bara à propos du droit d’auteur: «Ce n’est ni un impôt, ni une taxe mais juste une redevance»

Le Directeur de publication d’Infos Sciences Culture a reçu en audience Wahabou Bara, Directeur Général du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA), le vendredi 28 décembre 2018. A travers un entretien, l’hôte du jour, connu sous le pseudonyme de Walid Bara, a donné plus de précisions sur la structure dont il a la charge. Il a également montré les grandes lignes auxquelles se projettera le BBDA dans les prochains jours.

Cela fait quelques années que vous êtes à la tête du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA). Est-ce que vous pouvez vous présenter davantage à nos lecteurs ?

Bonjour aux lecteurs d’Infos Sciences Culture. Je félicite le premier responsable, Cyr Payim Ouédraogo, et sa jeune équipe. J’ai connu le fondateur à L’Observateur Paalga comme un bouillon de culture et cela fait plaisir de le retrouver dans le prolongement de cette passion pour mettre en lumière toutes les activités culturelles. Je suis Bara Wahabou connu sous le pseudonyme Walib Bara, auteur, producteur. J’ai eu l’amour du secteur culturel dès l’université à travers un évènement annuel qu’on appelait «La nuit de l’étudiant» qui consistait donc à fournir un spectacle en fin d’année aux étudiants ; et puis, un stage à la radio arc-en-ciel ; ensuite auprès des aînés comme Yaya Popsy, -paix à son âme !- à travers sa structure ICC Consult. Kader Cissé à travers l’émission Télé Prestige comme régisseur. J’ai également été manager d’artistes. J’ai travaillé à la structure Vision Parfaite qui est une structure d’ingénierie culturelle de production de communication.

Comment se porte le BBDA aujourd’hui ?

Le BBDA va assez bien si on peut s’exprimer ainsi parce que nous avons pris cette maison au moment où il y avait une grosse crise entre la direction précédente et le personnel. Donc, il a fallu travailler à évacuer les facteurs de la crise. C’est vrai que tous ces facteurs ne peuvent disparaître en deux ans et demi, mais on peut dire qu’il y a une certaine accalmie. Les collaborateurs ont compris qu’il fallait travailler main dans la main afin d’avoir des résultats plus satisfaisants afin que toutes les doléances posées par le personnel puissent trouver des réponses favorables. Donc il y a eu un audit organisationnel financier qui a abouti à un plan stratégique sur un horizon de trois ans. C’est ce plan que nous essayons de dérouler chaque jour afin d’atteindre les résultats escomptés.

Nous avons constaté que la masse des répartitions a beaucoup évolué ces dernières années. Qu’est-ce qui explique cela ?

Comme on l’a dit tantôt, le plan stratégique est articulé en trois axes. Le premier axe c’est l’amélioration des collectes des droits. Le deuxième est relatif à l’amélioration de la qualité de la répartition et le troisième volet est l’action culturelle et sociale au niveau des membres. Pour atteindre le premier axe, il y a un nombre d’actions qu’il fallait déployer, notamment la renégociation des contrats avec les téléphonies mobiles. A ce niveau, nous avons pu obtenir des montants assez conséquents. Il y a aussi la copie privée. Il fallait mettre ne place un dispositif pour assurer une veille stratégique sur les produits soumis à la rémunération pour reprographie des œuvres. La copie privée est collectée au Burkina Faso à travers un protocole d’accord entre le Bureau burkinabè du droit d’auteur et les services de douanes. A ce niveau, certains produits, eu égard à l’évolution du numérique, échappent souvent à la base de données au niveau des services de douanes. Donc, il fallait mettre en place un comité alerte BBDA-Douanes composé de collaborateurs du BBDA et ceux des douanes pour veiller au suivi de ces nouveaux produits soumis à la collecte de ces deux redevances que sont la RCP et la RMO. Ensuite des nouvelles niches ont été identifiées et je crois que c’est tout cet ensemble qui permie aujourd’hui d’avoir des collectes assez importantes. Mais comme vous le savez, même  des collectes assez importantes qui ne sont pas bien réparties peuvent également créer des grincements de dents parce qu’aucun bureau de droit d’auteur n’a la solution magique pour éviter les grincements de dents. Une chose est d’avoir des montants collectés importants mais une autre aussi est d’améliorer la qualité de la répartition. Et à ce niveau, deux comités sont mis en place au niveau de la cellule de répartition ;  c’est le comité de répartition et le comité de réclamation des droits qui est composé en majeure partie des créateurs membres du BBDA. Je crois que dans cette démarche inclusive, nous arrivons plus ou moins à réduire les plaintes des différents créateurs. Egalement pour l’action culturelle et l’action sociale qui est une donne assez importante. En effet, le législateur a permis que 5% des différentes collectes soient reversés au fonds de promotion culturelle et au niveau de la copie privée, que 50% des sommes collectées soient reversés au niveau du fonds de promotion culturelle. A ce niveau, le fonds de promotion culturelle est subdivisé en deux volets : il y a un appel à candidature pour postuler aux différents projets et dans les différentes filières qui sont gérées par le BBDA. Il y a également le volet aide ponctuelle, de sorte que les projets qui échappent à l’appel à candidature puissent être rattrapés au niveau des aides ponctuelles. Et je crois que ce sont ces actions qui permettent aussi d’accompagner la création, la production, la diffusion et surtout la mobilité des œuvres de nos créateurs.

Malgré l’accompagnement des artistes du troisième âge à travers le concept Aide aux membres âgés (AMA), combien sont-ils qui sont pris en charge par le BBDA ?

Le BBDA comptait, au 31 décembre 2017, 9095 membres. Ces membres ont la possibilité, lorsqu’ils sont dans les difficultés (maladies), de se faire rembourser leurs ordonnances. Il y a aussi des interventions à hauteur de 200.000 francs CFA pour ceux qui sont dans des cas plus difficiles. Finalement le fonds Aide aux membres âgés (AMA), qui a été mis en place à l’occasion de la première rentrée du droit d’auteur, permet aux créateurs de plus de 55 ans de toucher 100.000 francs CFA par trimestre.

Pensez-vous que cela a pu améliorer le quotidien des artistes qui sont en difficulté ?

AMA c’est vrai est une réponse conjoncturelle. Nous réfléchissons plus ou moins à l’équation structurelle mais qu’à cela ne tienne, en deux ans,  AMA a pu aider quand même 100 créateurs. Et aujourd’hui pour la première année de la mise en œuvre de l’AMA en 2017 puisque les fonds ont été collectés en 2016, des 50 artistes qui ont été aidés en 2017, il y a pratiquement une dizaine qui n’a plus postulé en 2018 parce que ces derniers ont pu faire des activités génératrices de revenus. Donc, il existe des motifs de satisfaction à ce niveau. Maintenant, il faut travailler à trouver une formule structurelle. Mais je crois qu’il n’incombe pas trop au BBDA parce que cette question de la situation des artistes doit trouver sa réponse dans le statut de l’artiste qui, aujourd’hui, connaît des avancées notables avec la commission nationale des arts qui a été mise en place et qui, bientôt, va procéder à la distribution des cartes professionnelles des artistes qui bénéficieront d’une prise en charge mieux organisée.

Le cas de certains a défrayé la chronique, notamment celui de To Finley. Est-ce qu’il bénéficie d’un accompagnement de votre structure ?

Oui, To Finley est bénéficiaire du fonds AMA. Mais je crois aussi que son cas est plus profond que cela. Je crois que le BBDA à lui seul ne peut résoudre la question de l’artiste To Finley qui est peut-être plus médiatisé ques beaucoup d’autres qui sont méconnus. Une anecdote : Nous avons été devant la commission des finances de l’Assemblée nationale et un député nous a posé l’équation de sa grand-mère qui joue régulièrement le jour de marché à Dédougou. Depuis des années, tout le monde la reconnaît comme artiste musicienne mais elle n’est pas membre du BBDA. Pour être membre de la structure dont j’ai la charge, il faut avoir fixé votre œuvre sur un support. Mais c’est une artiste qui n’a jamais eu de prise en charge ni de soutien du BBDA. Dieu seul sait combien d’artistes dans les petits villages les plus reculés du Burkina qui participent à l’animation lors des évènements heureux ou des évènements tristes ne sont pas du tout pris en compte. La réflexion doit être encore plus profonde pour trouver des solutions à toutes ces personnes qui participent à l’animation de la vie culturelle et qui par défaut de législation ne bénéficient pas de certains avantages.

Pouvez-vous nous dire ce qui a concrètement été fait à l’endroit de l’artiste musicien Tofélé ?

AMA, comme je l’ai dit, est un organisme qui a été mis en place et composé de deux organes. Il y a un comité de gestion qui statue sur les appels à candidature pour choisir les différents potentiels bénéficiaires et un comité de lobbying qui travaille en ‘’année n+1’’ pour mobiliser des fonds pour l’année suivante afin d’assurer le paiement des bénéficiaires. Pour le cas Tofélé, c’est la somme de 100.000 francs CFA par trimestre qu’il vient percevoir comme tout bénéficiaire ;  donc il se retrouve avec à peu près 400.000 francs CFA dans l’année (sans ses droits). Il y a par exemple un bénéficiaire de Banfora qui, avec ce montant, a monté un petit ‘’tablier’’ et l’année qui a suivi il a dit qu’il n’allait pas postuler parce que grâce à AMA il arrive à s’en sortir. Il appartient aux uns et aux autres de savoir s’organiser,  parce qu’à cet âge, c’est difficile de créer. Nous avons aussi trouvé un producteur à Tofélé afin qu’il boucle son album. Il y a aussi le cas Bigi Lengani qui grâce à AMA a pu sortir son album. C’est cela aussi, nous tentons de réveiller ceux que l’on peut réveiller et nous accompagnons les autres pour qu’ils vivent leurs derniers jours de façon plus digne.

Avant de venir au BBDA, vous avez managé des artistes avant de mettre en place une structure de production. Quel bilan faites-vous de toutes ces étapes de votre vie ?

Je trouve que ce fut le long feu de mon apprentissage. J’ai été chargé de communication au studio Abazon où j’ai eu à manager des artistes comme 3è Régiment, Smokey. J’ai également travaillé à Ouaga Hip Hop, à Humané Culture en tant que chargé de production et manager du festival. J’ai eu aussi, à travers la structure Ouaga Djam, à manager des groupes comme Yeleen, produire et manager des artistes comme Sissao, Tim Winssé, Bonssa, Myce, donc presqu’une dizaine d’artistes managés ou produits et une centaine d’œuvres éditées. Il y a eu des moments difficiles avec certains pour défaut de compréhension, mais je garde toujours le meilleur moment d’une collaboration. Je crois que c’est ce qui nous permet de voir le futur avec plus d’optimisme.

Vous êtes également écrivain. Est-ce que, quelque part, vous n’êtes pas juge et partie ?

Pas du tout, puisque depuis que je suis au BBDA, il y a une disposition de mon contrat que j’ai avec le conseil d’administration. S’il advient que je crée une œuvre dans l’exercice de mes fonctions, je crois que la loi sur le droit d’auteur est claire là-dessus. Bien que cette question me permette d’annoncer une exclusivité. Je vais sortir un livre sur le droit d’auteur qui s’intitule ‘’Comment tirer profit’’ parce que je suis allé du constat que, de dehors et de l’intérieur, il y a des choses qu’on peut mettre à disposition des auteurs, des éditeurs, des producteurs et des potentiels investisseurs du secteur culturel, des éléments qui peuvent leur permettre de mieux comprendre cette question assez complexe du droit d’auteur.

Beaucoup saluent votre dynamisme. Quels sont les grands projets du BBDA qui vous tiennent à cœur à l’heure actuelle ?

Je crois que nous allons avoir une année 2019 très difficile parce que, déjà, il y a  la faiblesse de la culture du droit d’auteur à laquelle il faut vraiment s’attaquer avec les grandes campagnes de sensibilisation. Notre satisfaction déjà c’est la rentrée du droit d’auteur qui est vraiment un grand cadre de sensibilisation de toutes les parties prenantes, notamment les artistes pour présenter à ces derniers quels sont les mécanismes d’adhésion dans un bureau de droit d’auteur et comment fonctionnent en réalités ces derniers. Les utilisateurs d’œuvres afin que ces derniers comprennent que le droit d’auteur n’est ni un impôt ni une taxe mais juste une redevance qu’on reverse à un segment de la population qui passe des heures, des nuits blanches à créer des œuvres, à faire rêver toute une population, mais également au public que le droit d’auteur n’est pas un frein à la connaissance ou à l’accès à la culture. En gros, c’est un carrefour, un équilibre entre les intérêts des créateurs, des utilisateurs et le grand public de façon générale. Donc pour nous, la sensibilisation est importante. Deuxième élément, c’est la question sécuritaire. Une question très préoccupante. On ne peut aller vers les utilisateurs lorsque le climat n’est pas du tout propice aux affaires des utilisateurs d’œuvres. Il est très difficile pour nous de couvrir tout le territoire burkinabè pour avoir des collectes assez conséquentes. Indépendamment de ces facteurs, nous devons travailler à résoudre le problème du personnel. Le BBDA a pratiquement 30 ans d’existence. Mais sa spécificité fait qu’il y a ce déficit du plan de carrière pour ce personnel. Comment travailler à la validation des acquis des gens qui ont donné toute leur vie à un bureau de droit d’auteur et qui aujourd’hui n’aperçoivent pas de lueur d’espoir à l’horizon ? Il faut qu’on travaille à la finalisation de ce plan de carrière. Il y a déjà des avancées notables à ce niveau. On espère que l’Eternel Tout Puissant nous donnera la force de pouvoir finaliser ce plan de carrière en 2019 afin que le personnel puisse donner toute sa plénitude afin d’avoir des résultats plus probants de part et d’autre.

Le recouvrement des droits d’auteurs notamment au niveau des médias audiovisuels est toujours un problème récurrent pour le BBDA. Quelles sont les mesures prises pour venir à bout de ce serpent de mer ?

Je vous remercie pour cette question qui est très pertinente. Vous savez, l’audiovisuel est tributaire du droit d’auteur en ce sens que l’audiovisuel repose sur 3 infrastructures : les fréquences, les programmes et le régulateur. La majeure partie des programmes est constituée des œuvres littéraires et artistiques, donc qui appartiennent à des titulaires de droits. Malheureusement dans notre pays, notre régulateur n’est pas encore dans cette dynamique. J’avoue que nous avons déjà eu une séance de travail avec la nouvelle équipe du Conseil supérieur de la communication (CSC). Une très belle articulation entre la BBDA et le CSC pourrait permettre de rétablir les titulaires de droits dans leurs droits et permette au BBDA de pouvoir au niveau des organismes de radiodiffusion faire une collecte plus conséquente au profit des ayants droit.

Combien se chiffrent à l’heure actuelle les dettes de nos médias pour le BBDA ?

Autour d’une cinquantaine de millions.

A l’heure actuelle, qu’est-ce qui peut empêcher le Directeur général du BBDA de dormir paisiblement ?

Chaque jour que je me lève, je prie pour que le Tout Puissant me donne la force d’être utile à la communauté des créateurs. C’est une tâche qui est très difficile et certes exaltante mais même quand vous travaillez à faire du bien, indirectement vous faites certainement du mal à d’autres personnes sans le savoir. On est tous des humains ; donc certainement demander pardon à ceux qu’on aurait offensés dans nos actions quotidiennes parce qu’on est souvent à la mauvaise place. J’ai reçu il y a 48 heures (Ndlr : l’entretien a eu lieu le 28 décembre 2018) un message d’une dame. Je peux vous le lire : « Ils font chier vos gens du BBDA. Qui a dit de chanter même ? Hein ? C’est paresseux seulement qui chante. Sinon chanter ne peut pas vous faire sortir de la pauvreté. S’ils ne peuvent pas chanter, ils n’ont qu’à changer de boulot au lieu d’être dans les couloirs des gens qui mangent sur le dos. Et puis le BBDA même n’est pas obligé de percevoir pour les artistes ». Vous voyez encore qu’on a encore du boulot. Pour elle, le travail de créateur n’est même pas un boulot, c’est pour les paresseux et pour ceux qui ont échoué à l’école ou qui ne savent rien faire. Et derrière eux, il y a encore le BBDA qui est incriminé. Il faut encore travailler à accroître ces sensibilisations. Ce sont toutes les parties prenantes parce que, aujourd’hui, nous avons envie de montrer qu’indépendamment de la collecte que nous faisons, c’est un secteur qui emploie beaucoup la jeunesse. Alors que dans nos Etats africains et spécifiquement au Burkina, cette jeunesse est confrontée à un véritable problème d’emploi. Et si le secteur culturel est mieux structuré, il pourrait être un secteur générateur de revenus qui va résoudre la question d’emploi et permettre, à la longue, la stabilité de notre pays comme nation. C’est important parce que quand des jeunes ont entre 18 et 35 ans, c’est l’âge où ils sont très créatifs. Et si on n’arrive pas à canaliser cette création en la mettant dans des secteurs comme la musique, le cinéma, les arts plastiques, la littérature, cela peut être aussi le terreau du terrorisme qui, aujourd’hui,  prend de plus en plus place dans nos différents pays. Il faut vraiment travailler à accompagner la structuration des différentes filières qui sont gérées par le BBDA. Six filières sont gérées par le BBDA. Ce sont la musique, l’audiovisuel, la littérature, les arts dramatiques, la chorégraphie et les logiciels d’ordinateurs. Notre structure est  un peu transversale à toutes ces filières. Nous cernons les différentes problématiques liées à ces filières. Et il est important que l’Etat puisse nous accompagner à ce niveau parce que le BBDA fonctionne en autonomie de gestion.

Avez-vous un message particulier ?

Je remercie Infos Sciences Culture pour cette tribune qu’elle nous offre. Mon message c’est d’appeler les différentes parties prenantes, d’abord les artistes, à se rapprocher régulièrement des instances qui gèrent le BBDA telles que l’assemblée générale, le conseil d’administration et la direction pour mieux comprendre les enjeux liés au droit d’auteur, d’avoir toujours recours à leurs représentants dans ces différents organes. Le BBDA aujourd’hui essaie d’améliorer sa gouvernance en mettant en place cette assemblée générale effective qui est composée à 70% des créateurs, membres du BBDA et qui est l’organe suprême qui délibère et qui donne la politique d’orientation de la maison. Egalement le conseil d’administration qui est composé à 56% des créateurs avec les représentants des différentes filières. Les utilisateurs d’œuvres de l’esprit que sont les bars, les maquis, les pharmacies, tous ceux qui utilisent les œuvres qu’elles soient musicales, audiovisuelles, d’art graphique et plastiques, qu’elles puissent se rapprocher du BBDA. Qu’elles sachent que cette redevance qu’elles paient a un fondement juridique ; donc un règlement de perception et un ordre tarifaire. Avant de payer la redevance, ils ont la possibilité de se renseigner. A nos dirigeants, je salue notre ministère de tutelle qui a une oreille attentive à nos préoccupations et plaide pour que le BBDA puisse être accompagné avec une subvention conséquente afin de faire du BBDA un véritable levier de croissance et un outil de rayonnement de la culture burkinabè. Mes vœux de paix et surtout de stabilité au Burkina Faso et à tous les pays dans le monde et que 2019 soit une véritable année d’opportunités pour les uns et les autres et que la culture puisse vraiment être au cœur des préoccupations de nos gouvernants. Déjà c’est fait quand on regarde la place que la culture a dans le PNDS, il faut travailler donc à concrétiser cela en action pour que les différentes parties prenantes puissent ressentir les effets induits de cette politique en faveur du secteur culturel. Je souhaite une bonne et heureuse année à tous les membres du BBDA. Aux créateurs, je leur souhaite beaucoup d’imagination, de créativité afin qu’ils continuent de nous faire rêver. Aux utilisateurs d’œuvres, que leur business puisse avancer et qu’ils aient une approche pédagogique des œuvres artistiques dans leurs affaires ;et à tous les hommes de presse qui nous   accompagnent à deux niveaux : la promotion d’une culture du droit d’auteur mais également en étant à jour de leur redevance de droit d’auteur.

Entretien réalisé par Roland Kaboré

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