Suppression du visa entre le Maroc et le Burkina-Faso: Le consul Noureddine Bachiri salue une décision majeure

Les Burkinabè vont bientôt se rendre au Maroc sans procédure de visa et vice-versa. En effet, la visite au Royaume du Maroc d’Alpha Barry, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’extérieur, le 29 mai 2017, a permis la prise de nouvelles décisions pour raffermir la coopération entre les deux pays, notamment la suppression des visas d’entrée pour leurs ressortissants respectifs.
En vertu de cette décision, les passagers marocains et burkinabé possédant un passeport auront la possibilité de prendre la route vers les deux pays une fois que la décision entrera en vigueur. Pour en savoir davantage, le bimensuel Infos Sciences Culture a rencontré le Consul honoraire du Burkina-Faso au Maroc, Noureddine Bachiri. Entretien!

Que pensez-vous de la décision de la suppression de visa entre le Maroc et Burki-Faso ?
Cet accord est le couronnement d’un long processus de négociations qui a duré plusieurs années. Il est de nature à renforcer la coopération avec les pays d’Afrique de l’Ouest et avec le Burkina Faso en particulier.

Pouvons-nous dire que cette mesure pourrait relancer le secteur du tourisme marocain et celui du Bukina-Faso ?
Bien sûr, cette étape que je juge importante va augmenter le flux de touristes et visiteurs burkinabé au Maroc et vice versa.

Cette nouvelle donne serait-elle profitable aux étudiants burkinabè en matière de bourses et d’accès aux grandes universités marocaines ?
Dans ce sens, nous assisterons à une augmentation du nombre d’étudiants au Maroc. A ce titre, 60 nouvelles bourses ont été accordées par le gouvernement marocain.

Quelles retombées économiques pourrait apporter cette mesure aux deux pays en question ?
Cette suppression de visa aura des résultats positifs ; parmi eux l’évacuation des malades en cas d’urgence ; le renforcement de multiples accords de coopération multilatérale. Ainsi, les investisseurs marocains se déplaceront, désormais, aisément sans avoir des problèmes de visa.

Propos recueillis par
Siham Oukhit,
Journaliste correspondante depuis le Maroc

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