Seydou Bandé : Du ring au cinéma

Reconnaissable par sa barbe et sa tignasse toute blanche, Seydou Bandé est l’un des acteurs de cinéma qui fait parler de son talent au Burkina Faso. L’homme, aujourd’hui sexagénaire, est passé de la boxe, où il fut un champion, au 7e art depuis plusieurs années.

 Avant d’être comédien, il a eu une brillante carrière dans le milieu de la boxe. En 1964, il a vu ses efforts récompensés par le titre de champion national de boxe en Haute-Volta. Face à un refus du ministère en charge des Sports de l’époque de lui faire passer du statut d’amateur à celui de professionnel, Seydou Bandé a depuis lors rangé les gants dans les tiroirs. Bronzier de son état il s’est également investi dans  le cinéma. «Je suis arrivé par hasard dans le cinéma. Et cela, c’est grâce à un ami que j’y ai fait mes premiers pas. Après un casting à l’Institut Georges-Méliès (Institut français) pour le tournage de Yennega, (un film qui ne verra pas le jour pour cause de décès de son réalisateur, Mamadou Djim Kola) on a vu en moi des qualités d’un bon acteur. Depuis lors, je m’adonne avec joie en le combinant avec mon travail», confie cet acteur qui a aujourd’hui 69 ans.

« Silmandé », «Une école par chance », « Moi et mon Blanc » sont, entre autres, les films auxquels, Seydou Bandé a imprimé sa marque. Ce bronzier, ancien champion de boxe, avoue que le métier d’acteur a des hauts et des bas. Côtoyant les caméras et autres matériels de production depuis plus de deux décennies, le natif de la ville de Koudougou déclare sans aucun retenu que le cinéma au Burkina Faso nourrit difficilement son homme. «C’est un contrat qu’on te propose pour jouer un rôle moyennant une certaine somme d’argent. Si tu es d’accord, voilà, tu participes et si tu n’es pas partant, le réalisateur va vite trouver un remplaçant», lâche-t-il désespérément. Cependant, poursuit-il, bien que la rémunération ne soit pas satisfaisant, le métier regorge de nombreux avantages notamment sur le plan social. Alors, il faut l’exercer dans un esprit de sacerdoce, dit le «vieux sage».

Néanmoins, la participation à la réalisation de certaines publicités est une aubaine pour les acteurs. Cela leur permet de joindre les deux bouts. Pour lui, la publicité est  beaucoup plus avantageuse, car elle fatigue moins l’acteur et s’étale sur un temps relativement court. Par contre, la réalisation des films nécessitent beaucoup plus de temps et il  est moins profitable sur le plan lucratif. Cependant, Bandé ne regrette aucunement son choix, lui qui était prédestiné à être un grand boxeur.

Issa Karambiri

 

Seydou Bandé

From the ring to cinema

Recognizable by his beard and white mop of hair, Seydou Bande is one of the film actors who made a name for his talent in Burkina Faso. The man, now in his sixties, went from boxing, where he was a champion to the 7th art several years ago.

Before becoming an actor, he has had a brilliant career in the world of boxing. In 1964, he saw his efforts rewarded with the title of national boxing champion in Upper Volta. Facing a refusal by the Ministry in charge of Sports at the time to make him move from amateur to professional, Seydou Bandé has since put away the gloves in the drawers. Apart from being a bronze worker, he also invested himself in film. « I made it to cinema by chance. And it is thanks to a friend that I made my first steps. After a cast at the Georges-Méliès Institute (French Institute) for the shooting of Yennega, (a film which will not be completed because of the death of its director, Mamadou Djim Kola) we saw in me a good actor’s qualities. Since then, I have been devoting myself with joy by combining it with my work, « says the actor who is now 69 years’ old.
« Silmandé« , « Une école par chance« , « Moi et mon blanc » are, among others, films in which Seydou Bandé printed his brand. This bronze worker, former boxing champion, admits that the acting profession has ups and downs. Rubbing shoulders with cameras and other production equipment for more than two decades, the native of the city of Koudougou says without any retain that the cinema in Burkina Faso hardly feeds its man. He says desperately: « It is a contract which we offer you to play a role for a certain sum of money. If you accept it, then, you play, but if you don’t, the director will quickly find another actor”. He adds that although the compensation is not satisfactory, the job is made of many benefits especially at the social level. So, the « wise old man » said it must be exercised in a spirit of priesthood.
However, participation in the realization of certain advertisements is a boon for actors. It helps them make ends meet. For him, advertisement is much more profitable because it is less work for the actor and lasts a relatively short time. Contrariwise, the realization of films lasts longer and is less profitable financially. However, Bandé who was predestined to be a great boxer does not regret his choice.
Issa Karambiri

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