Putsch du Général Gilbert Diendéré : L’onde de choc nous a aussi affecté!

Un putsch au Burkina Faso, à la veille du lancement officiel de la campagne électorale pour les scrutins du 11 octobre! Incroyable mais vrai! En effet, grande fut la surprise pour tous ceux qui pensaient que le Pays des hommes intègres était en bonne pôle pour entamer une nouvelle ère d’une démocratie véritable, loin des simulacres d’élections qui conféraient pratiquement des scores soviétiques à l’ex-président déchu.
Mais le coup d’Etat, qui a été vomi par le peuple burkinabè ainsi que la communauté internationale, a réellement mis en scène des militaires d’une époque moyenâgeuse, qui ne croyaient qu’à la force de la baïonnette, qu’à la barbarie pour régner…Le putschiste Gilbert Diendéré et ses acolytes ont-ils oublié qu’ils étaient aussi des fils et des filles de ce pays pour ainsi oser le déstabiliser de la sorte? Comment peut-on vouloir revendiquer une inclusion de tous à des élections en tirant à bout portant sur une population aux mains nues, en faisant rafale sur des véhicules de sapeurs pompiers, en saccageant des médias ou en se faisant passer pour des pyromanes tout simplement? Infos Sciences Culture, tout comme l’ensemble des organes de presse, en a eu pour son compte. Et, tenez-vous bien, dès le 14 septembre 2015, de retour de l’imprimerie avec le tiré de notre première édition qui devait être mis sur le marché le lendemain 15 septembre. Alors nous observions un petit arrêt aux environs de minuit à hauteur du Conseil de l’Entente-qui n’avait d’ailleurs plus cette appellation que de nom parce que devenu un autre camp de l’ex-RSP (Régiment de sécurité présidentiel)-pour bien ajuster nos journaux qui menaçaient de tombe, des éléments surgirent, armes au poing pour nous intimer l’ordre de disparaître immédiatement si nous ne voulions pas goûter à un sale quart d’heure.. Nous étions loin de penser que ces Burkinabè hors-la-loi avaient déjà concocté leur plan machiavélique qui précipitera notre pays, deux jours plus tard, dans une sorte de géhenne. Et oui, après cette nuit, notre distributeur a échappé de peu à la prise d’otages le 16 septembre alors qu’il venait juste de quitter Kosyam où il était allé y remettre quelques exemplaires d’ISC. Sacré veinard, pourrait-on dire!
Certes, tout comme le bébé d’une de ces femmes qui a reçu du plomb sur une fesse lorsqu’il est venu au monde durant la période difficile, ISC connaît un début bien agité du fait qu’en plus de la mévente, l’édition suivante, c’est-à-dire celle du numéro 01 du 30 septembre 2015, a dû être mise sous le boisseau du fait de la conjoncture nationale d’alors. La présente est donc une édition double qui, on l’espère, prendra en compte vos attentes.
Pour l’heure, l’espoir renaît avec cette double victoire du peuple burkinabè qui vient confirmer que « Plus rien ne sera comme avant ». Et les médias comme le nôtre seront toujours de cette bataille, pour plus de liberté et de démocratie!
Cyr Payim Ouédraogo

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