Prix Nobel de la paix : Et si on pensait à notre Moro Naaba!

Le prix Nobel (en suédois Nobelpriset) est une récompense de portée internationale. Remis pour la première fois en 1901, les prix sont décernés chaque année à des personnes « ayant apporté le plus grand bénéfice à l’humanité », par leurs inventions, découvertes et améliorations dans différents domaines de la connaissance, par l’œuvre littéraire la plus impressionnante, ou par leur travail en faveur de la paix, suivant ainsi les derniers vœux d’Alfred Nobel, inventeur de la dynamite.
Au XXIe siècle, les prix sont décernés au courant du mois d’octobre de chaque année. La cérémonie de remise a lieu le 10 décembre, jour de l’anniversaire de la mort d’Alfred Nobel.
En effet, à sa mort, le Suédois Alfred Nobel a laissé un héritage de 32 millions de couronnes. Cette fortune vient de son invention : la dynamite. Son dernier testament, rédigé le 27 novembre 1895 au club suédo-norvégien de Paris, ne prévoit aucun legs à ses héritiers directs, mais Alfred Nobel demande que soit créée une institution qui se chargera de récompenser chaque année des personnes qui ont rendu de grands services à l’humanité, permettant une amélioration ou un progrès considérable dans le domaine des savoirs et de la culture dans cinq disciplines différentes : paix ou diplomatie, littérature, chimie, physiologie ou médecine et physique. Mais, plus tard, d’autres prix seront créés, avant que décision fût prise de verrouiller la liste de récompenses.
Le vendredi 9 octobre 2015, le prix Nobel de la paix a été décerné au Quartette tunisien pour le dialogue national pour son travail sur la démocratie en Tunisie. Il est ainsi récompensé pour « sa contribution décisive à la construction d’une démocratie pluraliste » dans ce pays dans le cadre de la Révolution du jasmin en 2011. Avec ce clin d’oeil à la démocratie tunisienne, notamment à son peuple qui a su mettre fin à un règne monarchique de Ben Ali, il était de bon ton que l’on salue cet acte héroïque, élément déclencheur, d’ailleurs, du printemps arabe qui a vu d’autres dirigeants mis à la touche par leur peuple.
Le Burkina Faso a aussi eu sa révolution les 30 et 31 octobre 2014, en se débarrassant du président Blaise Compaoré qui tenait coûte que coûte à s’offrir un pouvoir à vie. Les Burkinabè viennent encore de rééditer l’exploit en chassant de Kosyam le général Gilbert Diendéré, l’apprenti-putschiste du 16 septembre 2015, qui croyait que ses canons pouvaient tenir en respect une population qui n’aspire qu’à la paix. Eh bien, en parlant de paix, le Moro Naaba a joué un rôle capital pour épargner son pays d’une hécatombe. Et comme notre compatriote Carime Igo, architecte à Marseille, l’a affirmé, celui-ci mérite un nobel de la Paix parce que, de par ses multiples interventions, il a su éviter un carnage certain à son peuple. « N’attendons pas seulement qu’il y ait des centaines de milliers de morts pour récompenser par la suite des leaders de la paix », a-t-il ajouté. Bien vrai au niveau national, il a déjà les Pringr kuni (trophée de la paix) de Bamos Théo et récemment celui d’une ONG américaine, suite à la récente crise qui a secoué le Pays des hommes intègres, mais il mérite davantage; que ses oeuvres d’une grande humanité soient également saluées et reconnues par des récompensées de portée internationale. Le comité Nobel doit songer à l’inscrire en bonne place parmi les prochains candidats potentiels du Nobel de la paix!
Cyr Payim Ouédraogo

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