Prix Myriam-Makeba: Le FESPACO reçoit sa récompense à Ouagadougou

Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) a reçu, le 27 février 2018, le prix international « Myriam Makeba de la créativité artistique » décerné le 30 novembre 2018 par l’Algérie.

Le DG du Fespaco Ardiouma Soma avec le prix

Tout d’abord, rappelons que le prix international « Myriam Makeba de la créativité artistique », d’une valeur de cent mille (100 000) dollars, a été décerné au FESPACO et à la Fondation Myriam-Makeba le vendredi 30 novembre 2018 à Alger (Algérie). Le plus vieux festival de cinéma du continent africain est distingué pour son « apport à la promotion du cinéma et de la culture africaine ».

Pour le partage du gâteau, le FESPACO reçoit quatre-vingt mille (80 000) dollars et la Fondation éponyme, quant à elle, a été récompensée de vingt mille (20 000) dollars pour sa contribution à préserver la mémoire de cette icône, de cette artiste plurielle, engagée dans le combat contre le racisme et la ségrégation.

Le prix récompense les meilleures œuvres artistiques, toutes disciplines confondues provenant d’artistes et créateurs ou d’organisations et institutions œuvrant pour la promotion de la culture sur le continent africain.

Par ailleurs, l’Algérie par ce prix, réaffirme son engagement pour la promotion de la culture africaine. « Ceci représente un acte de solidarité à l’endroit du FESPACO et du continent africain de la part de l’Algérie. C’est un acte de solidarité, comme l’a toujours fait l’Algérie à l’endroit des autres pays africains. C’est pour récompenser tous les efforts fait par le FESPACO pour le rayonnement et la promotion du cinéma et de la culture africaine », explique Mohamed Ainseur, ambassadeur de l’Algérie au Burkina Faso.

Pour le ministre burkinabè de la Culture, Abdoul Karim Sango, l’Algérie est intervenue de nombreuses fois dans cette édition. « C’est vrai, c’est quatre-vingt mille (80 000) dollars, mais l’Algérie a fait beaucoup plus pendant ce FESPACO. Le gouvernement du Burkina Faso entend faire du FESPACO un véritable festival des Etats africains et nous pensons que l’Algérie aujourd’hui a compris ce message. Nous souhaitons que d’autres pays africains s’associent au Burkina Faso pour adopter véritablement ce festival. Déjà, ils sont présents, mais il faut que nous l’organisions ensemble », a-t-il dit.

La cérémonie a aussi été marquée par la présence de Christiane Taubira, ancienne ministre française de la Justice, qui donne aussi sa vision du FESPACO. « C’est un festival que je regardais avec beaucoup d’affection et de curiosité parce que je pense depuis longtemps que c’est un panafricanisme en acte, c’est un effort permanent pour traverser les frontières sur un continent qui est à la fois anglophone, francophone, lusophone, hispanophone, mais qui est d’abord riche de nombreuses langues natives. Le festival fait l’effort de surmonter tout cela pour construire une vision du monde, une restitution de l’histoire, la présentation de parcours individuels », affirme-t-elle.

Etaient aussi présents, Ardiouma Soma, délégué général du FESPACO ; Sami Bencheick El-Hocine, directeur général de l’Office national du Droit d’Auteur et des Droits voisins (Algérie).

Jean-Yves Nébié

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