Nuit du court métrage: Amel Guellaty s’adjuge le prix Thomas Sankara

La nuit du court métrage organisée par la Guilde Africaine des réalisateurs et producteurs de cinéma en partenariat avec Canal+ s’est tenue le vendredi 1er mars 2019, à Canal Olympia Ouaga 2000. Dénommé prix Thomas Sankara, le lauréat repart avec la somme de trois (03) millions francs CFA. Pour cette édition du FESPACO, la lauréate est Amel Guellaty avec son court métrage Black Mamba.

Kahela Attia, recevant le prix Thomas Sankara de sa compatriote Amel Guellaty

Le prix Thomas Sankara récompense le meilleur court métrage de l’édition du FESPACO. C’est à travers la nuit du court métrage organisée par la Guilde Africaine des réalisateurs et producteurs de cinéma en partenariat avec Canal+ que ce prix a été offert le vendredi 1er mars 2019, à Canal Olympia Ouaga 2000. Pour la 3ème fois d’affiler, cette soirée a vu le sacre d’une femme en la personne de Amel Guellaty, réalisatrice tunisienne, avec son court métrage, Black Mamba.  Ce film raconte l’histoire de Sara, jeune fille de classe moyenne de Tunis qui mène, en apparence, la vie ordinaire que sa mère lui a tracée : elle prend des cours de couture et s’apprête à épouser un gentil garçon. Mais Sara a d’autres plans inavoués à travers lesquels elle veut échapper à sa vie actuelle. Elle décide alors de fuir le jour même de son mariage. Ce prix d’une valeur de trois millions francs CFA, selon les organisateurs est destiné à encourager ensemble le réalisateur et le producteur du film. Pour Fanta Régina Nacro, présidente du jury, le choix a été très difficile. Selon Kahela Attia, compatriote et représentante de Amel Guellaty, ce prix est fondamental car Thomas Sankara est l’une des personnes qui leur a permis de rêver de la liberté, des droits des femmes et de la possibilité pour toute cette jeunesse d’exister. De son avis, le message que veut transmettre ce film est que la femme a le droit de mener ses rêves jusqu’au bout et d’exercer ce qu’elle aime. « Je trouve que c’est une très grande liberté qu’elle a affirmée. Pour elle, le plus important c’est de ne pas tomber dans ce mariage qui était le fait de nier complètement son existence et l’amour pour la boxe » a-t-elle poursuivi.

Roland Kaboré

rolandkabore89@yahoo.fr

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