Musique: Les jumeaux de DICKO Fils

Ils se nomment Jam Waali et Mi Muraki. Eux, ce sont les deux albums que l’artiste musicien Dicko Fils a mis sur le marché des disques. Le lancement officiel de ce double album a eu lieu ce vendredi 15 février 2019 à 15h à Pacific Hôtel.

Initialement prévue pour le 05 janvier 2019, la sortie des deux derniers albums de Dicko Fils a été reportée au 15 février 2019 suite au drame de Yirgou. Face à la presse, l’artiste a présenté ses 9e et 10e albums. Il s’agit de Jam waali qui est un opus de 12 titres de style traditionnel Denke Denke et de Mi Muraki composé de 12 chansons reggae. Les deux œuvres sont chantées en fulfulde, en dioula et en français.

Jam waali qui signifie bonjour en fulfuldé est un appel que l’artiste lance aux parents peuls qui, au lieu de scolariser leurs enfants, les envoient aux maîtres coraniques qui en font des mendiants. A travers cet album, Dicko Fils sensibilise également les populations sur les dangers de la divagation des animaux qui entrainent des conflits mettant à mal le vivre ensemble. L’album Mi Muraki qui signifie « je n’ai pas fait exprès » en fulfuldé parle des problèmes liés aux frontières entre le Burkina Faso et les pays voisins comme le Mali, la Côte d’Ivoire. Le Kundé d’or 2016 a collaboré sur ses deux albums avec les artistes musiciens Smarty, Mawndoe et Bingly Johnny.

Interrogé sur la déclaration du Ministre de la culture, des arts et du tourisme Abdoul Karim Sango sur le sit-in du Syndicat national des artistes musiciens du Burkina (SYNAMUB), l’auteur de Denke Denke répond : « avant même que le Ministre ne fasse sa déclaration, moi j’avais déjà donné ma position à ce sujet. J’ai bien interpellé mes frères et sœurs musiciens de ne pas mettre leur sort dans les mains du BBDA ou du Ministère de la culture. C’est nous qui avons décidé de faire la musique et nous devons prendre nos responsabilités. Moi je jouais dans les maquis et ce que je gagnais j’investissais dans mes albums. Imilo qui est présent dans la salle aussi, il a bossé dur pour se frayer un chemin, il a cru en ce qu’il faisait. Je ne dis pas que le Ministère et le BBDA ne doivent pas venir au secours des artistes mais ne prenons pas nos sorts pour mettre entre les mains de ces structures. Chacun sait pourquoi il est entré dans la musique. »

Faridah DICKO

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