Musique: Adèle Rouamba signe sa «renaissance»

L’artiste musicienne Adèle Rouamba a présenté son nouvel album baptisé « Renaissance » aux femmes et hommes de médias, le jeudi 27 juillet 2017 au Paradis des Meilleurs Vins. Cette conférence de presse dédicace officialise la sortie de ce maxi de 5 titres.

Où était-elle passée, la belle Adèle ? A-t-elle abandonné sa carrière d’artiste? Voilà des questions qui turlupinaient les mélomanes burkinabè. Mais, depuis le 27 juillet 2017, les nombreux fans ont les réponses à leurs interrogations. Après cinq (5) longues années d’absence, en effet, Adèle Rouamba is back ! Elle effectue son grand retour sur la scène à travers la dédicace de son 4e grand cru, fort de cinq (5) titres, qu’elle a oint « renaissance », en présence de nombreux journalistes, parents et amis.
Dans ce nouvel album de variétés musicales, l’artiste peint le vécu quotidien dans nos sociétés sur des titres comme « Kongossa » et « Le chien ne changera jamais », où elle évoque la jalousie, la diffamation, les commérages, l’ego masculin, etc. Elle fait également la reprise du titre « Dounia » de la regrettée Aga Denise, afin de rendre hommage à la mémoire de celle qui lui a inspirée la musique.
Pourquoi Adèle a-t-elle baptisé cet album « Renaissance » ? A cette question, la musicienne répond après quelques éclats de rire : « Pour moi c’est une renaissance après ce que j’ai vécu avec mon accident. J’ai souffert dans ma chair et dans ma tête, car on m’avait dit que je ne marcherai plus derechef. Aujourd’hui je marche et je rends grâce à Dieu. C’est cet accident qui m’a éloignée de la scène et mon retour est pour moi une renaissance ».
Elle a également profité de cette tribune pour lancer un appel aux potentiels producteurs afin qu’ils s’investissent dans la promotion de la culture burkinabè, car, affirme-t-elle : « Cet album est le fruit d’une autoproduction. Les gens, au Burkina, n’ont pas cette culture de la production des artistes. C’est un des freins à l’évolution de nos artistes, qui doivent se battre seuls pour se produire et vivre ».
Pour la fermentation de son nectar, Adèle Rouamba a travaillé en collaboration avec des arrangeurs de renom comme Yves de Bimboula et Hermann Djedji de la Côte D’Ivoire, qui lui ont apporté leurs expériences artistiques. Aux amateurs de grands crus musicaux, cet album est à déguster sans modération.
Jean-Yves Nébié (stagiaire)

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