Kollo Daniel Sanou: « L’Etalon d’or devait me revenir en 2005… »

Réalisateur du film « Tasuma », lauréat de l’Etalon de bronze au Fespaco 2005, et bien d’autres films et séries télévisuelles comme « Affaires publiques », Kollo Daniel Sanou nous a accordé un entretien le 26 novembre 2018. Au cours de cette rencontre, il a évoqué ses participations au Fespaco qui fêtera ses 50 ans du 23 février au 04 mars 2019. Il nous a aussi donné son avis sur l’évolution du festival, sur le cinquantenaire et a profité de l’instant pour exprimer ses vifs regrets de n’avoir pas reçu l’Etalon d’or en 2005. Lisez plutôt !

 

Aujourd’hui, que devient Kollo Daniel Sanou ? Quelle est son actualité ?

Je reste toujours sur la brèche. Il faut dire que mon parcours est vraiment atypique. J’étais le premier cinéaste indépendant du Burkina dans les années 80, avec la société de production Cinafrique fondée par Martial Ouédraogo qui finançait des projets et j’ai été le premier bénéficiaire pour réaliser mon premier long métrage « Pawéogo », l’émigrant. Ce film sorti en 1983 a eu un succès énorme au Fespaco et il a heureusement été acquis par une chaîne française, France 3. Le film a été diffusé lors d’une émission célèbre à l’époque. Cette diffusion à 20 h 30 sur une chaîne française suivie d’un débat, vous vous imaginez ? Nous étions en mai 1983 et je m’en souviendrai longtemps. Et voilà, il y a eu la Révolution du 04 août 1983. Evidemment, je n’ai pas pu rester indépendant. Il était difficile d’être indépendant sous la Révolution, mais cela ne m’a pas empêché de m’investir et de rester dans le pays parce que je suis chez moi. Au contraire, nous étions tous convaincus qu’il fallait faire des sacrifices pour que le pays se développe. Donc je suis resté. Je dirai même que je suis resté sur la même lancée. Après avoir fait « Pawéogo » et d’autres productions télévisuelles pour l’Etat, « Les faits divers » avec Sacré Seydou Ouédraogo, « L’état des faits », « Taxi brousse », « Djigui » et « Tasuma » et bien d’autres films, je peux dire que, dans le monde du cinéma, il n’y a pas de retraite. Les cinéastes sont considérés comme des créateurs et nous avons toujours envie de faire des oeuvres. Le doyen Ousmane Sembène l’a prouvé. Il est mort à l’ouvrage. Il y a toujours des cinéastes qui sont toujours en activité et qui ont plus de quatre vingts ans. J’ai des projets et quand on a des projets, cela permet de vivre. Celui qui n’a pas de projet est juste bon pour la chaise longue.

Parlez-nous de quelques-uns de vos projets qui vous tiennent à cœur.

C’est indiscret parce que je ne peux pas dévoiler mes projets. Dans le domaine de la création, on ne peut pas étaler ses idées dans la presse car le monde des créateurs est aussi un monde truffé de pirates. Ces pirates, ce sont des gens qui sont prêts à copier les idées des autres. On le voit dans le secteur informel au quotidien. Quelqu’un ouvre sa buvette et un autre fait la même chose juste à côté, convaincu qu’il pourra conquérir quelques clients de l’autre. Dans le monde des créateurs, c’est pareil. Heureusement que le Bureau burkinabè du droit d’auteur  (BBDA) travaille à la protection de nos œuvres. L’essentiel, c’est de ne pas tout dévoiler chaque fois. Mais, rassurez-vous, s’il plaît à Dieu, je me dis qu’en 2019 je devrais pouvoir faire la suite de « Tasuma » que je veux vraiment réaliser. Je n’ai pas eu le soutien financier espéré de l’Etat alors que c’est le seul film, après le « Camp de Tiaroye » de Sembène Ousmane, qui met à nu la situation des tirailleurs sénégalais. Je pense donc qu’une suite de ce film s’impose et je me prépare pour cela. On fera avec les moyens de bord, peut-être que cela va susciter un intérêt chez les autorités qui vont enfin se décider à m’accompagner pour rendre hommage à ces soldats. On a fait « Tasuma » qui a eu l’Etalon de bronze, d’ailleurs tout le monde me connaît à travers ce film, qui méritait l’Etalon d’or. Mais que voulez-vous ? La question n’est pas là. J’ai fait de mon mieux et depuis lors le Burkina n’a plus eu l’Etalon ; et je pense qu’il est temps qu’on se penche sur cette réalité pour qu’on ne soit pas les parents pauvres de cet Etalon que nous avons créé et qu’on ne peut pas obtenir  en dehors de Gaston Kaboré et du regretté Idrissa Ouédraogo. Il y a d’autres cinéastes qui sont là et qui méritent bien de l’avoir ; et leurs œuvres méritent d’être financées.

Vous dites que « Tasuma » méritait cet Etalon d’or. Mais, selon vous, pourquoi ne l’avez-vous pas obtenu ?

Il a eu l’Etalon de bronze, il a eu de l’audience, le prix du public, beaucoup d’autres prix, sept prix au Fespaco 2005. C’était le film qui a eu le plus de succès, c’est pour cela que je dis qu’il méritait l’Etalon d’or. Jusque-là, au Burkina ou en dehors du pays, quand je me présente, les gens me reconnaissent à travers ce film. Je me dis que si l’on doit parler des tirailleurs sénégalais, il ne faut pas qu’on oublie que l’Afrique a sa version dont on doit parler. Les Européens et les Américains n’arrêtent pas de le faire sous nos yeux et nous, nous consommons leurs œuvres sur nos chaînes de télévision. Pourquoi ne serions-nous pas capables de faire la même chose ? Il faut investir et financer ces œuvres-là pour qu’il y ait des films qui retracent l’histoire de ces tirailleurs au front. Il faut qu’on aille même tourner en France ou  reconstituer des scènes chez nous. On est capable de le faire. Le premier cinéaste à le faire c’est le Nigérien Oumarou Ganda avec son premier film « Cabascabo » qui a eu du succès. D’ailleurs, le Fespaco a institué le prix Oumarou Ganda dont je suis le premier lauréat avec « Pawéogo ». C’est pareil avec « Tasuma » ; j’ai été le premier lauréat de l’Etalon qui a été dépiécé en trois. C’est en 2005 qu’ils ont décidé  d’instituer l’Etalon d‘argent et celui de bronze. Peut-être qu’il y avait trop de bons films et qu’il fallait donner quelque chose à chacun. C’est bien qu’il y ait beaucoup de prix, c’est très bien. Mais cette année-là, il fallait donc diviser le prix et c’est le bronze qui a été donné à mon film. C’est bien, mais ce qui est sûr ce film est toujours là.

Nous venons de parler de votre participation au Fespaco, qui célèbrera, du 23 février au 04 mars 2019, ses cinquante ans d’existence. En tant que cinéaste, que représente pour vous le Festival panafricain de cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) ?

Aujourd’hui, le Fespaco est un grand festival connu dans le monde. Et nous reconnaissons tous, en tant que cinéastes, que c’est le Fespaco qui nous porte. Au début, ce sont nos aînés qui ont porté le Festival et qui ont permis sa création. Mais, aujourd’hui, c’est lui qui nous porte. Cela veut dire que si vous réalisez un film et que vous ne participez pas au Fespaco, vous auriez raté quelque chose d’important. Le simple fait d’être présent, que le film ait une promotion, que vous recevez un prix ou pas, est important. D’ailleurs, c’est grâce au Fespaco que ma carrière s’est construite. J’étais en formation à l’Institut national des arts en Côte d’Ivoire et c’est mon professeur, Henri Dupac, qui m’a exhorté à revenir au Burkina. Il m’a dit que j’avais intérêt à rentrer parce qu’il y a le Fespaco. Je suis rentré et j’ai formulé une demande afin d’obtenir une bourse de l’Etat et ça a marché. J’aurais pu rester en Côte d’Ivoire. Mais le nationalisme m’a poussé à revenir et je ne regrette pas d’être revenu. La preuve, mon premier court métrage « Béogo Naaba » a été primé au Fespaco en 1979. J’ai reçu le premier prix accordé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Ensuite, j’ai reçu le Prix Oumarou Ganda avec « Pawéogo ». En 2005, j’ai reçu l’Etalon de bronze qui venait d’être institué. Je n’ai été l’héritier que des premiers prix créés. C’est bien. Mais j’espère que cela va s’arrêter et que je serai lauréat.

Quel regard portez-vous sur l’évolution du festival de 1969 à nos jours ?

Le Fespaco a énormément grandi. Sa renommée est grande auprès des cinéastes africains et de la diaspora, des partenaires financiers. Du côté de l’audience professionnelle, le festival est très bien connu. Aujourd’hui, on a l’impression que le festival n’est pas encore sorti des difficultés d’organisation, parce que tout le monde se plaint. L’affluence est telle que les cinéastes se plaignent. Chacun veut être considéré à sa juste valeur, être pris en charge par les organisateurs. C’est difficile. Je pense que les moyens mis à disposition ne sont pas suffissants et il faut changer de formule. Il faut parvenir à un festival où on n’invite plus tout le monde. Il faut qu’à un moment chacun paie de sa poche pour être là. Il faut juste inviter les réalisateurs des films sélectionnés. C’est ce qui se passe ailleurs. Certains viennent et réclament d’être pris en charge parce qu’ils sont des doyens. Il y a aussi les conditions de production qui font que beaucoup envoient leurs œuvres en retard. Tout cela crée une mauvaise organisation qui n’incombe pas seulement au Fespaco, mais aussi aux invités, aux cinéastes.  

En 2005, vous remportez l’Etalon de bronze avec le film « Tasuma ». Vous vous hissez alors dans le trio de tête lors de cette édition. Mais vous avez eu également plusieurs autres prix lors des autres éditions du festival. Quels ont été les bénéfices qui en ont découlé?

Le premier bénéfice pour moi, ce fut la participation au Fespaco et les différents prix que j’ai eus. Il y a ensuite la célébrité, la notoriété sur le plan international. Avec les moyens modernes de communication, le Fespaco est désormais sur internet et les palmarès sont disponibles partout dans le monde et les gens ont accès à l’information. Les gens savent quels sont les films qui ont été sélectionnés et primés, ils cherchent à connaître les auteurs. Cette célébrité là, je l’ai partout et comme je l’ai dit, chez nous le Fespaco est une fierté. On est tout de suite identifié par les populations comme des gens respectables à cause de la crédibilité du festival.

Après votre l’Etalon de bronze en 2005, pourquoi  n’êtes-vous plus reparti à la conquête de l’Etalon d’or de Yennenga ?

Il y a eu une petite traversée du désert. Après 2005, j’ai réalisé « Le poids du serment » qui est un long métrage sorti au Fespaco 2011 et qui a reçu le prix du meilleur montage. Ensuite, j’ai eu une expérience avec les Films du Mogho dirigé par Toussaint Tiendrébéogo à Paris, qui m’a d’ailleurs aidé à sortir « Tasuma » de l’ombre parce qu’il y a eu des producteurs véreux qui ont pris l’argent et qui n’ont pas fait leur travail. Par la suite, j’ai fait quelques séries et des documentaires. Le vrai problème, ce sont les moyens de production. Nous n’avons pas de véritable mécanisme chez nous pour que les dossiers soient immédiatement pris en compte par une commission et financés par la suite. C’est d’ailleurs cette année que le président du Faso a accordé un budget d’un (1) milliard, pour la première fois, à la production de films qui doivent représenter le Burkina au Fespaco. Auparavant, c’était à deux ou trois mois du festival que les autorités cherchaient à savoir quels sont les cinéastes qui avaient des projets et qui rencontraient des difficultés. Nous étions laissés à nous-mêmes et ce n’était qu’au dernier moment qu’ils accouraient pour voir si nous allions nous en sortir. Ailleurs, pour le cinéma, il y a des mécanismes que l’on met en place pour le financement. Aujourd’hui, le cinéma a également évolué avec le changement de support. De l’argentique, nous sommes aujourd’hui au numérique. Ce changement de support, entre 1990 et 2000, est une révolution. On a aussi constaté, à l’époque, que les sources de financement tarissaient à l’international. La France avait cessé de financer les cinéastes africains et les encourageait plutôt à réaliser des séries télévisuelles de moindre coût par le numérique. Donc il était difficile pour nous, à partir de 2000 à 2010, de trouver des financements à l’étranger, alors que nos autorités attendaient de voir où nous trouverons nos budgets et nous apportaient des fonds d’appui non substantiels. Cela explique que je ne sois plus reparti à la conquête de l’Etalon d’or. Même Idrissa Ouédraogo avait cessé la production pour devenir le responsable de salles de cinéma et de l’exploitation. Ce ne fut pas simple pour nous de nous faire une place. Nous nous sommes battus pour réaliser « Le poids du serment » qui a été tourné en numérique.

Quels sont les meilleurs souvenirs que vous gardez de vos tournages et de vos productions ?

Les meilleurs souvenirs, c’est le succès qu’on a avec les comédiens à la sortie du film ou lors du tournage. Mon meilleur souvenir, c’est « Tasuma » avec le vieux Mamadou Zerbo, qui n’est plus. Il était un enseignant à la retraite lorsque je l’ai rencontré pour lui proposer le rôle de Sogo Sanou dans « Tasuma ». Il a accepté de se donner à fond parce qu’en tant qu’instituteur, il savait comment jouer le rôle. Même les chansons dans le film, c’est lui qui, dans les échanges, me donnait quelques idées. C’était un très beau souvenir. Mais il y a aussi les autres films et le succès au Fespaco. On rencontre des gens qui sont satisfaits du travail que l’on fait. Cela encourage à aller plus loin.

Des regrets ?

Oui. Le regret, c’est de ne pas avoir eu l’Etalon d’or jusque-là. Quand on fait un travail, qu’on se bat, on doit être reconnu. Je fais partie des pionniers. Ce n’est pas une revendication, on ne donne pas les prix comme cela. Mais je suis le premier, avec « Pawéogo », en mai 1983 à avoir tenu presque deux heures, à 20 h 30, sur une chaîne de télévision française, pour faire la promotion du pays. Je suis le premier cinéaste à avoir fait cela. Ce débat que j’ai mené sur le développement du pays, sur les migrations, j’étais tout seul. J’avais mes convictions et je faisais œuvre utile en tant qu’ambassadeur du pays. Je pense que la Révolution a noyé tout cela, mais les archives sont toujours à France 3. Il faut juste fouiller et vous les trouverez. Si ce débat était diffusé à la télévision aujourd’hui, les gens vont se poser beaucoup de questions : Pourquoi ce monsieur est-il resté aussi longtemps dans l’ombre ? Je pense qu’il ne faut pas oublier les hommes qui ont porté très haut le drapeau du pays. On n’est pas leader par hasard. Je suis arrivé là par hasard ; je n’ai pas eu un parcours scolaire extraordinaire. Mais je suis un artiste, j’ai eu la chance d’avoir une formation artistique, j’ai rencontré des gens qui m’ont beaucoup aidé. C’est aussi grâce au Fespaco que je suis reconnu comme l’un des grands cinéastes du pays. C’est bien d’avoir eu quelques prix, c’est bien. L’Etalon d’or était la meilleure récompense que je pouvais espérer mais je ne l’ai pas eu en 2005. J’espérais faire la suite de « Tasuma » pour être au rendez-vous du cinquantenaire, mais je n’ai pas eu le financement de l’Etat parce qu’il y avait trop de candidats. Avec le numérique, tout le monde veut faire des films maintenant. Il suffit d’avoir un scénario, on ne tient plus compte de qui est porteur d’un projet. Chez nous, quand il y a trop de candidats, on accorde la place à la jeunesse qui a de l’avenir ; les autres doivent se tenir de côté. Je pense que, dans le domaine, on ne peut rien faire de bien sans fondation ; et ceux qui ont posé les bases de cette fondation, il ne faut pas les négliger. Heureusement, au niveau du BBDA, le directeur a créé un fonds pour aider certains artistes qui sont dans la précarité. Il s’agit du fonds AMA dont je suis d’ailleurs un des membres du comité de lobbying avec d’autres artistes comme Siriki Ky, Gustave Sorgho, Jacques Guengané, etc. Ce qui a été fait au BBDA doit être reproduit à une échelle plus élevée. Il faut que les jeunes aient des repères sérieux, sinon ils vont aller copier des modèles extérieurs. Il faut aider les personnes âgées qui sont encore capables d’agir. On vient de primer Yacouba Sawadogo, l’homme qui arrête le désert. Il faut que l’Etat prenne conscience afin de changer de discours. C’est bien de mettre les jeunes en avant mais est-ce notre faute ? Non !

Vous dispensez des cours théoriques et pratiques sur la réalisation cinématographique aux étudiants de l’Institut supérieur de l’imagerie et du son (ISIS) et de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM). Comment les jeunes réalisateurs peuvent-ils atteindre l’Etalon d’or ?

(Rires). Je ne l’ai pas encore eu, l’Etalon d’or. Mais je pense qu’il faut avoir un scénario très bien conçu et les moyens techniques et financiers. Vous pouvez avoir un beau scénario, si les moyens ne sont pas à votre disposition, cela peut ne pas aboutir. Il y a le sérieux dans le travail et l’accompagnement technique, car on ne fait pas un film tout seul. Il faut être bien entouré : de bons techniciens, de bons comédiens, de bons décors, une bonne post-production, une bonne promotion, etc. Je me suis également rendu compte, après la réalisation de « Tasuma », qu’il ya des sujets populaires dont il faut s’inspirer. Il ne faut pas se renfermer. Il faut aborder des sujets universels qui dépassent les questions de mœurs. Il faut proposer une double lecture du sujet. Par exemple, dans « Béogo Naaba » en 1979, je critiquais notre système éducatif qui forme beaucoup de chômeurs. Il y a eu « Tasuma » et « Pawéogo », qui proposaient aussi une double lecture. Au-delà de l’humour, il faut donner des pistes de lecture dignes d’intérêt.

Quels sont les moments qui vous ont marqué au cours de votre carrière de réalisateur ? Quelques anecdotes sur les plateaux ?

C’est dur d’en parler parce que ce sont des moments sous tension et il vous arrive de nous disputer avec les techniciens. Mais ça passe. Il n’y a pas vraiment d’anecdotes mais j’insiste encore : le cinéma est un travail d’équipe. On a tendance à mettre les auteurs comme les réalisateurs en valeur. C’est d’ailleurs le réalisateur qui porte le film jusqu’à sa mort, mais il y a plusieurs personnes importantes à considérer.

Votre message pour ce jubilé d’or !

J’espère que le Fespaco ira toujours de l’avant. Qu’il puisse mobiliser les cinéastes dans le même enthousiasme. J’espère aussi que les autorités continueront de soutenir le festival car le Burkina ne peut pas encore lâcher le Fespaco. Il fait partie de la vitrine du pays. Tous les gouvernements qui se sont succédé ont soutenu le Fespaco. Aucun n’a remis en cause le festival. On a peut-être reporté, mais le festival a toujours eu lieu. C’est la preuve que les autorités sont conscientes de sa valeur. Même si l’apport des partenaires étrangers s’amenuise, le Burkina continuera de soutenir le Fespaco. Mais le tout n’est pas non plus d’organiser la fête, il faut qu’on ait des films de qualité.

Jean-Yves Nébié

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *