Hôpital national Blaise Compaoré: Une gestion saluée par des visiteurs de Taïpei !

L’hôpital national Blaise Compaoré (HNBC) a reçu la visite d’une délégation de la Chine Taïwan le 30 décembre 2015. Celle-ci s’est imprégnée de la santé de la structure hospitalière et a marqué sa satisfaction sur la qualité de sa gestion.

Etablissement de santé, né de la coopération entre le Burkina Faso et la Chine Taïwan, il bénéficie également de l’expertise de ce pays ami à travers l’hôpital chrétien Puli. C’est au nom de cette coopération que la délégation s’y est rendue en vue de faire un constat sur le fonctionnement à l’HNBC. En effet, à la faveur de la cérémonie d’investiture du président Roch Marc Christian Kaboré le 29 décembre 2015, l’ambassadeur Wu Gin-Lin et sa délégation ont effectué le déplacement au niveau de ladite formation sanitaire. Les hôtes de la soirée ont inspecté tour à tour les salles d’hémodialyse, d’accouchements, de thérapie électrique, des machines informatiques, etc., se sont réjouis de la gestion de la structure et ont renouvelé leur promesse de poursuivre l’appui pour une gestion toujours harmonieuse du centre de santé. « Nous sommes fort heureux de la qualité de gestion de l’hôpital ; le gouvernement de la république de la Chine Taïwan reste disponible à vous accompagner pour la suite », a rassuré le chef de mission.
Paul Teng, chef de projet et conseiller de génie biomédical, dans son exposé, a souligné que le projet d’appui à l’HNBC a procédé à l’achat de matériels médicaux et à la formation des ressources humaines. De 2011 à 2014, il y a eu l’implantation du système informatique médical et du développement des capacités en vue de maintenir et d’appliquer ledit système. Et l’hôpital continue depuis 2014 son plan de renforcement de la gestion et de la qualité des services. Le nombre de services de 2011 à nos jours, est-il ressorti, est en nette croissance. Et de citer, entre autres, les urgences et l’hospitalisation, les services de réanimation, d’ophtalmologie, de mammographie, de chirurgie générale et viscérale, de traumatologie-orthopédie, de chirurgie maxillo-faciale, d’odonto-stomatologie, de chirurgie cardiaque et thoracique, de chirurgie plastique, d’oto-rhino-laryngologie et de neurochirurgie-urologie et grands brûlés, etc. Le nombre en moyenne de la consultation externe a augmenté par exemple de 1,934 (2014) à 1,957 (2015), soit un accroissement de 1,2%.
Cet important centre de santé, construit dans l’intérêt de tous les Burkinabé, n’était pas très fréquenté au début de son fonctionnement. Cela était dû, selon le directeur général, Alexandre Sanfo, aux préjugés selon lesquels l’établissement est « trop luxueux pour un hôpital africain ». Pourtant, celui-ci estime qu’une structure de cette envergure doit obéir à certaines règles d’hygiène afin que « les malades puissent guérir dans de bonnes conditions ». Mais, à présent, les choses évoluent et il reste convaincu que les malades et les usagers leur font confiance car ils comprennent progressivement le fonctionnement de l’HNBC. Il invite donc « tous les Burkinabè à venir se faire soigner car le centre leur est destiné».
Deux projets majeurs sont en vue. Le premier concerne l’opérationnalisation de l’unité d’hémodialyse en 2016 ; le second porte sur le développement d’un centre de cathétérisme cardiaque et le renforcement du service cardiologique d’ici à deux ans. Concernant le premier projet, l’Etat burkinabè a déjà acquis les équipements et sollicite à présent l’appui de la Chine Taiwan pour la construction des locaux. Réduire les évacuations sanitaires, faire de sorte que les Burkinabè de moins en moins aillent se soigner à l’extérieur sont, entre autres, les objectifs de l’HNBC dont l’ambition est de devenir une référence dans la sous-région.
Sougrinoma Guigma

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