Hommage: Safoura Delta ressuscitée à Reemdoogo

22 février 2015 – 22 février 2016, cela faisait un an jour pour jour que la musicienne et chanteuse Safoura Delta a tiré sa révérence, laissant derrière elle une famille artistique inconsolable. Pour témoigner toujours leur affection à la regrettée, un concert d’hommage a été organisé en son honneur à Reemdoogo par ses pairs toujours parmi nous.

IMAG0046« Les morts ne sont pas morts », écrivait Birago Diop. Ce dicton semblait tout indiqué pour caractériser ce concert en hommage à Safoura Delta. Il était 20hce soir-là, lorsqu’une voix, imitant celle de la disparue, retentit dans la salle de spectacle du Reemdoogo, entonnant la « fameuse » chanson « Dieu fait le reste ». Laquelle chanson a fait écho dans la salle. Elle fut alors reprise en chœur par les nombreux fans venus pour la circonstance. Des artistes étaient là pour redonner vie à ses chansons. Tour à tour, ils se présentèrent sur la scène pour reprendre un morceau de la défunte sous le regard enthousiaste et enchanté des spectateurs. Ce fut un moment de communion avec les différents admirateurs de celle qui nous a quittés. Cette union se faisant de plus en plus grand, à chaque chanson, les proches rejoignaient les artistes sur scène pour esquisser quelques pas. Venu apporter son soutien à la famille culturelle de l’artiste, le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Tahirou Barry, a confié que la disparition de Safoura Delta est une perte pour la culture burkinabè. Et de poursuivre que cette cérémonie d’hommage doit être perçue comme un moment de souvenir et de prières pour elle. Quant à la grande sœur, Idak Bassavé, revenue tout droit des Etats-Unis pour la circonstance, elle a remercié les uns et les autres pour leur soutien multiforme à son égard. « Pour moi, Safoura n’est pas morte. Elle est avec nous et donc je n’ai plus le droit de pleurer car je sais que là où elle est, elle ne souhaiterait pas que je pleure », a-t-elle déclaré, toute souriante. Depuis cette douloureuse épreuve, les artistes burkinabè ont été d’une solidarité remarquable envers la famille. En témoigne la présence en ces lieux de nombreuses personnalités du cinéma et de la musique, en l’occurrence l’Association burkinabè des Femmes frtistes musiciennes (ABFAM). Safoura n’est donc pas morte. Elle était à Reemdoogo le 22 février.

Issa Karambiri
Simon Vermot Desroches

(Stagiaire)

Safoura Delta gets back to life in Reemdogo

Safoura BonFebruary, 22nd 2015-February, 22nd 2016, it has been one year on the exact day that the famous musician and singer Safoura Delta disappeared, leaving an inconsolable family of artists behind her. To express their love to the missing one, a tribute show has been organize by the ones who are still here, thinking about her.

« Dead are not dead », said Birago Diop. And it seems to be perfect to characterize this show in Safoura Delta’s memory. It was 20, when an imitate voice of the one who gone, sounded in the whole showroom, the Reemdogo, singing the famous song “Dieu fait le reste”. Quickly everyone who came to pay homage to Safoura intoned the song. Artists were there to bring back to life her song. One after one, they get to the scene to recover a track from the deceased, and the admirers really enjoyed. It was a real communion with the missing-one’s fans. The unity became stronger and stronger and after a while, relatives decided to go to the scene to dance with the artist. The secretary of Culture, arts and tourism, Tahirou Barry, came to support the cultural family of the departed. He thought that the Safoura’s disappearance was a huge lost for the Burkinabe culture. He pursued, saying that this tribute have to be seen has a memory instant and a moment to pray for her. The older sister, who especially came back from the United State of America for the circumstance, thanks everybody for their support of any kind. “For me Safoura isn’t dead. She’s with us, so I can’t cry anymore. Where she is, she hopes I won’t cry anymore” she whispered with a smile. Since this painful lost, Burkinabe artist have been really united around the family. Indeed, numerous celebrities from the cinema or music came to Reemdogo, and especially the Burkinabe Association of artist and musician women (ABFAM). So Safoura isn’t dead. She was in Reemdogo February the 22nd.
Issa Karambiri
Simon Vermot Desroches
(stagiaire)
Traduction : Simon Vermot Desroches

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