Forum ouvert sur la biotechnologie agricole (OFAB):Un prix pour promouvoir les biotechnologies

Premier du genre en Afrique et précisément au Burkina Faso, le prix OFAB 2017 a été lancé le 14 juillet 2017 à l’hôtel Palm Beach à Ouagadougou par la section d’OFAB Burkina Faso. Visant l’excellence en journalisme sur les biotechnologies, il est une initiative de la Fondation africaine pour les technologies agricoles (AATF).

prix ofab presidiumL’heureuse action d’AATF est la bienvenue car le niveau de culture scientifique dans nos pays est quasiment faible, voire nul. Et ce prix vient à point nommé, lui qui vise à encourager les médias africains, notamment burkinabè, dans la collecte, le traitement et la diffusion d’informations sur les avancées scientifiques et les résultats de la recherche à l’endroit du grand public. Comme l’a si bien dit le coordonnateur d’OFAB Burkina Faso, le Dr Edgar Traoré, il s’agit de distinguer particulièrement les journalistes qui, à travers leurs productions, contribuent à promouvoir et à vulgariser l’information sur l’utilisation des biotechnologies agricoles comme solution durable pour l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Burkina Faso et en Afrique. La question de la population africaine, notamment du Pays des hommes intègres, qui s’accroît de manière exponentielle, mérite vraiment que les hommes de médias jouent leur partition pour une adoption saine et rapide des technologies innovantes afin que le pays puisse nourrir les populations. C’est pourquoi l’action accompagnatrice d’OFAB Burkina Faso à l’endroit des médias locaux est plus que salutaire. Les enjeux sont énormes, les défis doivent être relevés. Et l’exposé de Dr Oumar Traoré, point focal d’OFAB Burkina Faso, sur les biotechnologies est très révélateur de l’importance ainsi que de l’urgence de recourir à la biotechnologie moderne, en addition aux initiatives déjà existantes pour parvenir à une agriculture forte. Et parlant même de biotechnologie, l’orateur a démontré que l’homme, depuis son existence, a toujours fait de la biotechnologie, à savoir celle classique, en s’appuyant sur des exemples comme le yaourt, la bière, etc. Quant à la biotechnologie moderne, elle est présente dans tous les domaines agricoles, sanitaires (insuline, etc.), animaux, industriels, etc. Il faut donc démystifier le concept pour que les Africains ne passent pas à côté d’une technologie innovante qui peut leur faire plus de bien que de mal. Et le discours de Dr Oumar Traoré a consisté à donner une information juste sur la question.
Revenant au prix OFAB, notons qu’il concerne la presse écrite, en ligne, la télévision, la radio, les médias sociaux. Il est donc ouvert, aux dires du coordonnateur du Forum, aux journalistes nationaux ou étrangers, aux free-lances et aux bloggeurs. Les œuvres en compétition sont celles produites et diffusées dans un organe de presse burkinabè durant la période du 1er janvier au 31 juillet 2017. Les productions peuvent être réalisées en langue française ou anglaise sans distinction de genre rédactionnel. Le dépôt des œuvres se déroulera du 25 juillet au 10 août 2017 au secrétariat d’OFAB, plus précisément au secrétariat de la Direction de l’INERA (sis à Gounghin côté échangeur de l’Ouest) pour le format physique, et pour la version électronique aux adresses suivantes : ofaburkina@gmail.com et bayalae@gmail.com. A entendre Dr Edgar Traoré, un jury a été déjà constitué et n’attend que les œuvres. Trois meilleures œuvres seront primées au cours d’une cérémonie qui aura lieu le 1er septembre 2017 à Ouagadougou. Les trois lauréats bénéficieront d’un séjour en Ouganda où leurs productions seront en lice pour déterminer les vainqueurs au niveau continental.
Soulignons que, lors de ce lancement, le Dr Pierre Emile Bazyomo du département Communication et Journalisme de l’Université Ouaga I Pr Ki-Zerbo a entretenu l’assistance sur les rudiments et les réflexes à avoir lorsqu’on veut traiter des faits scientifiques. Il en a fait même un plaidoyer. Pour les journalistes qui ont manifesté leurs préoccupations sur les motivations d’institution du prix, laissant planer l’idée d’achat ou de corruption des médias, Dr Edgar Traoré a réfuté ces accusations, estimant que c’est une contribution, un soutien d’OFAB à la presse pour qu’elle puisse non seulement se mettre à jour des réalités scientifiques mais aussi participer au développement des pays africains. Pour lui, les journalistes restent maîtres de leurs plumes, micros et cameras.
Cyr Payim Ouédraogo

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