Fonds de promotion culturelle du BBDA: Un face-à-face entre les différents acteurs

Le comité de gestion du fonds de promotion culturelle et les premiers responsables du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) étaient face aux créateurs le jeudi 14 février 2019 au siège du BBDA à Ouagadougou. Il s’est agi pour ces acteurs d’un entretien sur le mécanisme de fonctionnement du fonds de promotion culturelle.

Le fonds de promotion culturelle est alimenté par 5% des collectes traditionnelles du Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA) et 50% de la copie privée. Ce fonds était auparavant géré directement par l’administration du BBDA, mais depuis 2012, une reforme a été mise en place pour impliquer le maximum de sociétaires au sein de la gestion dudit fonds. Une dernière réforme en 2018 a permis l’implication de toutes les catégories de droit afin que ce fonds soit géré de façon participative. C’est ce qui explique ce face-à-face entre le comité de gestion et les créateurs. L’objectif de ces échanges est d’expliquer le mécanisme de fonctionnement du fonds de promotion sociale. Trois points étaient inscrits à l’ordre du jour. D’abord, le suivi et les problèmes de ce fonds. Ensuite, les échanges ont porté sur la Commission Technique d’Identification des Œuvres Littéraires et Artistiques (CTIOLA). Enfin, le troisième sujet a concerné la répartition du mois de février estimée à 71 494 683 francs CFA. Pour Wahabou Bara, directeur général du BBDA, la tendance (50%) sur la copie privée est unique au monde. « Cela démontre de la volonté des premières autorités d’accompagner le processus de production et de diffusion des œuvres » s’est-il réjoui. De son avis, les critères de taxation ont leur origine dans la politique nationale de la culture et que tous les pays travaillaient à protéger les œuvres du patrimoine. « Dans les politiques nationales de la culture, il y a cette disposition qu’on appelle l’exception culturelle. Avec la mondialisation qui tend à une standardisation de la pratique, il faudrait protéger certaines particularités locaux » a-t-il souligné. « Le BBDA n’a pas véritablement les compétences à l’intérieur de son bureau pour une véritable classification de ces œuvres. Nous avons donc fait recours à une expertise par catégorie afin qu’on ait des déclarations saines qui ne souffrent d’aucune contestation », poursuivit-il.

Roland Kaboré

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