Economie verte: L’alternative du GRAAD pour le Burkina

Dans un monde en trépas suite à une dégradation sans précédent de l’écosystème, quelle alternative économique pour l’amélioration du bien-être des populations, notamment celles du Burkina, tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux ? La solution est l’économie verte. Foi du Groupe de recherche et d’analyse appliquées pour le développement (GRAAD) qui en a fait l’objet d’une rencontre d’échange avec les hommes de média à travers un café de presse le 19 février 2016.

De gauche à droite, Oumar Ndiaye, Hama Traoré, représentant directeur Pays du PNUD, Rasmané Ouédraogo et Gountiéni Lankoandé ( © Burkina24)«L’Economie verte : quelle pertinence aux impératifs de développement durable au Burkina Faso ?», c’est autour de cette thématique que se sont réunis des acteurs du développement venus du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) et d’autres institutions, des chercheurs, des décideurs, notamment du ministère en charge de l’Environnement mais aussi des hommes de média. Se tenant sous la houlette du Groupe de recherche et d’analyse appliquées pour le développement (GRAAD), cette rencontre devait permettre, entre autres, de définir exactement la notion d’économie verte et de donner ses fondements. Aussi, de faire l’état des lieux de ce concept assez jeune au Burkina et d’expliquer en quoi il est une meilleure orientation politique de développement.
En effet, depuis sa souscription à la dynamique du Sommet de Rio au Brésil en 1992, le Burkina a élaboré et mis en œuvre diverses politiques visant à réduire la pauvreté sur le principe fondamental de l’accélération de la croissance fondée sur une exploitation durable des ressources naturelles et le respect de l’environnement. Cette dynamique politique pour le développement durable est appuyée par des documents de référence comme la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD 2011-2015), le Programme national de développement durable (PNDD), le Programme d’action national d’adaptation (PANA) à la variabilité et la réduction de la vulnérabilité aux changements climatiques, etc. Récemment, avec les réformes entamées par le nouveau gouvernement burkinabè, il a été créé un ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique. Cependant, cette actualité et le concept d’ «économie verte» suscitent de nombreuses interrogations d’importance pour de nombreux Burkinabè. D’où la raison fondamentale de la tenue de ce café de presse, ont expliqué ses organisateurs.
Au cours de la rencontre, trois communications ont été respectivement présentées par Dr Gountiéni Damien Lankoandé, Secrétaire exécutif et directeur de la recherche au GRAAD, Oumar Ndiaye, conseiller technique principal au PNUD en matière de développement durable et Rasmané Ouédraogo, directeur des politiques environnementales au ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique (MEEVCC) et coordonnateur national de l’IPE2, avant les discussions avec les hommes de média. De ces échanges avec la presse, pour Dr Gountiéni Damien Lankoandé il faut surtout retenir qu’ «Il faut produire en réfléchissant à demain» avec l’économie verte dans laquelle « les activités de croissance et de développement sont conçues de façon à ce que les ressources naturelles continuent de produire les ressources et les services pour les générations futures ». Il a également exhorté les journalistes à être de bon relais pour l’opinion nationale.

Jérôme William Bationo

Encadrés
Qu-est-ce que l’économie verte ?
L’économie verte est l’activité économique «qui entraîne une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources». Avant tout, elle est liée au respect de la nature et cherche à maintenir le capital naturel en équilibre (c’est-à-dire à ne pas consommer plus de ressource que ce que les écosystèmes, la Terre et le soleil peuvent fournir, tout en maintenant les services écosystémiques équitablement disponibles pour tous et pour les générations futures

Qui est le GRAAD ?
GRAAD est une organisation indépendante à but non lucratif enregistrée dans le droit burkinabè à travers la loi 10/92/ADP. C’est un groupe de recherche, d’encadrement et de formation continue. Son siège est à Ouagadougou à l’adresse suivante: 09 BP 696 Ouagadougou 09 Tel +226 25 36 18 41 Email : info@graadburkina.org
Son conseil de management stratégique et celui pour la recherche scientifique sont composés de personnalités provenant du Burkina Faso, de la sous-région ouest-africaine et de l’Europe.
Composée d’une dizaine de personnes, l’équipe permanente est organisée en trois secteurs :
– Recherche, publication et communication,
– Formation,
– Gestion administrative et financière.
Outre ce personnel, le GRAAD peut compter sur un réseau de nombreux chercheurs et collaborateurs extérieurs. Il est également actif au sein de plusieurs réseaux et collabore avec une série de centres de recherche et de formation.

Green Economy:The GRAAD alternative for Burkina

De gauche à droite, Oumar Ndiaye, Hama Traoré, représentant directeur Pays du PNUD, Rasmané Ouédraogo et Gountiéni Lankoandé ( © Burkina24)In a world putting in danger after the destruction of the ecosystem, what could, should we do to the well-being of population while reducing environmental risk? The green economy seems to be the answer. The searching and applicate analysis for development group (GRAAD), organized a meeting with the press to promote the green economy last February 19th.

“Green economy: What imperative for durable development in Burkina Faso?” That’s to answer to this question, the development actors from the United Nations’ development program and other organizations (researcher, people from the secretary of development and from the press) met. Lead by the searching and applicate analysis for development group (GRAAD), this meeting must defined precisely the concept of “Green Economy” and its basis. It also has to explain how advanced is this young project and finally its importance in Burkina.
Indeed, since the Burkina subscribe to the comity of Rio’s dynamic in 1992, it developed numerous politics to limit poverty thanks to a durable resources’ exploitation and environment’s respect. This dynamic, is helping by numerous documents as the accelerated growth and durable development’ strategy (SCADD), the national durable development program (PNDD), the national adaptation and action’s program (PANA), variabilities and reduction against climatic changes’ vulnerabilities… Recently, the new government makes reform in that way, like the creation of the secretary of environment green economy and climatic changes. Therefore that news and the green economy seem to be unknown for the Burkinabe. That’s why this meeting happened.
During this meeting, three communications have been presented respectively by Dr Gountiéni Damien Lankoandé executive secretary and research director of GRAAD, Oumar Ndiaye, principal technic adviser at the PNUD about durable development, and Rasmané Ouédraogo, environmental politics director at the secretary of environment, before the discussion with press. From those exchanges we have to remember that we have to “produce thinking about tomorrow” with green economy and “the growth and developing’s economy are made so that resources will be able to be use by next generations”. He also asks to the press to spell those ideas by the country.
Bélélé Jérôme William Bationo
Traduction: Simon Vermot Desroches

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