Digital Startup Week: Le pari réussi du Cabinet Eminence Afrique

La semaine du digital, ou la « Digital startup week », organisée par le Cabinet Eminence Afrique SARL, a connu son épilogue le samedi 04 mai 2019. Durant une semaine (du 29 avril au 04 mai 2019), cet évènement, qui met en évidence les opportunités qu’offre le numérique pour le développement économique du Burkina Faso, a permis de former plus de 300 jeunes « startupers » sur plusieurs thèmes enrichissants et d’actualité.

Les trois panélistes et le modérateur ont permis aux startupers de s’informer sur l’écosystème d’innovation et l’économie du savoir en Afrique

Accompagner l’émergence d’une industrie de startups, rassembler l’ensemble des acteurs de l’écosystème entrepreneurial pour construire une vision de la « nouvelle économie », s’inspirer des expériences internationales, mettre en avant le potentiel et les atouts de l’Afrique au service de l’emploi et de l’entrepreneuriat ; telle est la finalité de la « Digital Startup Week », organisé par le Cabinet Eminence Afrique en partenariat avec le Fonds Burkinabè de Développement Economique et Social (FBDES).

Pour cette première édition, plusieurs activités étaient inscrites au programme : une visite de terrain de startups burkinabè ; un séminaire de formation pour les coachs, formateurs et managers d’incubateurs et accélérateurs ; un atelier de « business modeling » ; une journée de préparation et de mentoring ; une conférence nationale sur « l’économie du savoir en Afrique » et « l’accélération et l’émergence d’un écosystème d’innovation efficace et efficient ».

Selon Mandiali Lompo, Directeur général du Cabinet Eminence Afrique, l’implantation du numérique en Afrique est irréversible et il faut s’y  mettre pour rester compétitif à l’échelle internationale.

 Mandiali Lompo, Directeur général du Cabinet Emergence Afrique, promoteur de la « Digital Startup Week »

« Il faut s’engager pour gagner en temps (…) Si vous refusez d’aller au numérique, le numérique vous emportera », affirme-t-il. « C’est pourquoi, au Burkina Faso, nous avons décidé d’instaurer cette activité pour mettre en lumière les jeunes startupers, les jeunes pousses talentueuses, innovantes et impactantes. Cela a permis de révéler le talent des jeunes inventeurs burkinabè », a-t-il ajouté.

Des formations

Cette « Digital Startup Week » a été un véritable tremplin pour la formation de jeunes entrepreneurs, de coachs, de formateurs et de managers d’incubateurs et accélérateurs. Plus de 300 personnes ont été formées par Mondher Khanfir, entrepreneur, investisseur providentiel, auteur, consultant en stratégie et management, conseiller en gouvernance et politique publique d’innovation, co-fondateur et vice-président à Tunisia Africa Business Council. Ces formations ont eu lieu du 30 avril au 03 mai 2019.

En plus, il y a eu la conférence nationale sur « l’économie du savoir en Afrique » et « l’accélération et l’émergence d’un écosystème d’innovation efficace et efficient ». Au cours de cette conférence, il a été fait un état des lieux des savoirs sur les technologies en Afrique. Il est également ressorti que l’écosystème d’innovation au Burkina Faso n’est pas suffisamment développé à cause de la formation insuffisante, des lois et textes règlementaires insuffisants pour le secteur technologique. Il est par conséquent nécessaire de mettre en place un système de formation de qualité et de prendre des mesures législatives pour règlementer le secteur. A cela, il faut aussi ajouter une volonté politique importante pour développer et ériger les startups nationales en licornes à l’image de Facebook, Google, Amazon, etc.

 Les jeunes startupers ont honoré cette rencontre par leur présence

Pour cette conférence, d’éminents panélistes ont partagé leurs savoirs et connaissances sur les thèmes traités. Ce sont Mondher Khanfir, Jacques Rodrigue Djiguemdé, Directeur général du développement de l’économie numérique et Pr Boureima Tarnagda, enseignant à l’Université Joseph Ki-Zerbo et consultant en développement de l’économie.

Un boot camp réussi

L’une des activités phares de cette première édition, c’était le boot camp. Il a consisté à primer  la crème de l’innovation au Burkina Faso. Au bout de ce boot camp, trois strartups ont été récompensées.

La première startup est FasoDrone, dirigée par Issouf Ouattara, ingénieur aérospatial. Cette startup conçoit des drones et des systèmes de  traitement de données pour les domaines de l’agriculture, de l’urbanisme, des mines, de la sécurité. Elle est installée au Burkina et produit tous ses outils sur le territoire national. La seconde startup est By African For All (BAFA), dont le responsable est Vladimir Sawadogo. Elle propose des solutions informatiques aux problèmes quotidiens des Burkinabè.

Les trois startups primées à l’issue du boot camp

Elle a mis au point « Line up », un système de file d’attente à distance qui permet de diminuer le nombre d’heures passées dans les files d’attente dans les banques. Quant à la troisième entreprise, Mas Distribution, elle propose l’installation et la vulgarisation de kits de caisses informatisées. Elle propose aux entrepreneurs du secteur informel des logiciels et des applications de gestion commerciale, celle du stock et de la clientèle.

Toute somme faite, cette édition est un succès.  Elle a mobilisé plusieurs banques : la Banque commerciale du Burkina (BCB), Coris Bank International, la Banque de l’Union du Burkina Faso (BDU-BF), et Orabank. Elles ont toutes promis d’accompagner l’évènement et les startups pour le développement de l’économie numérique au Burkina.

Jean-Yves Nébié

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