Digital start-up week: Un espoir pour de jeunes génies burkinabè

C’est une révolution en termes d’innovation : mettre en lumière des jeunes porteurs de projets dans le domaine du digital afin d’impacter positivement le développement du Burkina Faso, telle est l’initiative du Cabinet Eminence Afrique (CEA), en organisant du 29 avril au 4 mai 2019 la première édition de « Digital start-up week ». Elle a vu l’accompagnement de la Banque commerciale du Burkina (BCB) en qualité de sponsor officiel et de plusieurs partenaires, à savoir le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES), CORIS BANK INTERNATIONAL, ORABANK, la BDU. Le lundi 29 avril a été consacré à la visite de quelques startups qui font la fierté du Burkina Faso.

Savez-vous ce que c’est qu’une start-up ? Pour ceux qui l’ignorent encore, il s’agit d’une jeune pousse ou d’une entreprise en démarrage. C’est une nouvelle entreprise innovante, généralement à la recherche d’importants fonds d’investissement, avec un très fort potentiel éventuel de croissance économique, et de spéculation financière sur sa valeur future. Avec l’économie numérique, la start-up est un vocable en vogue depuis les années 1990. Quid du Burkina Faso ?

Les visiteurs devant les locaux de FasoDrone

A la faveur de « Digital start-up week », ce fut une belle opportunité pour le CEA et ses partenaires de toucher du doigt un pan de la réalité dans notre pays.

Lundi 29 avril 2019, 8h30 ; c’est au quartier Zone du Bois de Ouagadougou que  débute la visite de terrain. Les responsables du Groupe Mandarine reçoivent les visiteurs du jour pour découvrir le projet « Container’s dream ». La Chargée de communication, Sandra Monica Henry, explique que face aux difficultés de logement, le groupe a développé ledit projet consistant à proposer à la population ou à ses clients des habitats ou des bureaux fabriqués à partir de containers. Une innovation qui force l’admiration, car les matériaux et les techniques de construction étant différents et moins courants. Avec ces bureaux ou domiciles à base de containers, il est plus aisé de les faire mouvoir. Le prochain point d’atterrissage est le BAFA, situé aux 1200-Logements. Cette jeune entreprise, dirigée par Vadlimir Sawadogo, a mis au point une technologie qui permet de résoudre les problèmes de longues attentes et les pertes de temps lors des opérations dans les banques. Il suffit donc de se connecter à sa banque, de prendre un ticket virtuel et de s’y rendre à quelques minutes pour son opération. De quoi soulager plus d’un, surtout tous ceux  auxquels le temps fait terriblement défaut.  Toujours aux 1200-Logements, une autre start-up a retenu l’attention des visiteurs. Il s’agit de FasoDrone dirigé par Issouf Ouattara, ingénieur en aérospatial. En plus des équipements observés, il faut noter que cette jeune société maîtrise les systèmes de montage et de fabrication de drones.

Visite d’un container transformé en local

C’est donc une entreprise de conception de système de drone et de traitement de données aériennes. Ses activités de recherche et de développement sont axées sur la conception de drones longue portée et intelligents ainsi que l’agriculture de précision. Ses domaines de service sont l’urbanisme et la protection environnementale, l’agriculture de précision, la solution pour les compagnies minières et BTP, la conception de système de drone. Et en visitant le laboratoire de FasoDrone, le directeur du FBDES, Blaise Parfait Kiemdé, a laissé entendre que le Burkina Faso dispose de nos jours de jeunes talentueux et compétents à même de construire des avions. Il a également mentionné que l’Etat a alloué 10 milliards FCFA sur 5 ans pour soutenir les startups, faisant du Burkina Faso le seul pays de la sous-région à accorder un tel financement.

Le Directeur des Innovations de la BCB, Soumaila Ouattara (en face) admirant les produits de Rco Prestige BF

L’équipe du jour a également visité ECO PRESTIGE/BF, une unité de production d’emballages biodégradables, avant de rejoindre Kamsonghin pour découvrir des produits développés par Mas Distribution. Il s’agit d’Applimaq, un logiciel de gestion de bar-restaurant ; d’Applicave, un logiciel de gestion de cave et d’Applistock, un logiciel de gestion de stock. Pour le responsable de Mas Distribution, Gustave Sam, leurs applications permettent à plus de 200 clients, dont la plupart relèvent du secteur informel, de passer de la gestion artisanale à celle informatisée.

Le Directeur général du Cabinet Eminence Afrique, Mandiali Lompo, promoteur de l’événement, s’est dit édifié de découvrir le talent et le génie de jeunes qui ont osé et qui sont en train de construire, aujourd’hui, des entreprises. Celles-ci seront certainement des empires dans le futur. M. Lompo a appelé à un accompagnement soutenu des autorités, mais également des institutions financières pour faire de « Digital start-up week » une manifestation de grande envergure et de renommée internationale pour que la jeunesse entreprenante et innovante puisse être révélée et que celle désespérée retrouve ses repères et comprenne que tout est possible. Quant à l’expert international Mondher Khanfir, guest speaker de la première édition, il s’est également réjoui du travail très important au niveau des startups qui ont la maîtrise de leurs sujets.

Cyr Payim Ouédraogo

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