Coup d’État au Burkina : La Culture plus que menacée!

Ces dernières années ont été très difficiles pour le secteur de la Culture et du Tourisme. En effet, chaque fois que le pays a été secoué par des tirs nourris d’armes à feu, la panique et les multiples couvre-feux ont eu pour conséquences le ralentissement, voire l’arrêt tout simplement des activités artistiques et touristiques. Que ce soient les mutineries de 2011, l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014, le récent coup d’Etat du général Gilbert Diendéré, et nous en oublions, tous ces événements ont été de durs moments pour l’ensemble des acteurs, notamment ceux de la Culture. Les pertes sont énormes, les désagréments inquantifiables, tant et si bien que des promoteurs n’ont pas hésité à manifester leur mécontentement au lendemain du putsch. Desrendez-vous, comme Faso Academy qui devait désigner son palmarès le 18 septembre, avant la rentrée scolaire, se voient aujourd’hui dans une situation un peu complexe. La question que l’on se pose c’est si cet événement n’est pas devenu tout simplement inopportun à l’heure actuelle, même s’ils sont nombreux ceux-là qui attendent de connaître les vainqueurs de l’édition. Comment faire pour permettre au monde artistique de vivre ou de survivre pendant ces périodes d’incertitudes? Il est important que les acteurs du secteur se concertent pour trouver des stratégies adéquates. Pour notre part, nous pensons qu’il va falloir développer une autre culture de promotion des activités. Certes, les artistes et les acteurs du show-biz ont l’habitude de travailler la nuit, mais il va falloir se projeter sur des événements dans la journée. Cela peut paraître superflu pour plus d’un, mais ailleurs les spectacles et autres représentations ne se déroulent pas uniquement qu’en nocturne. Le business peut se faire à n’importe quel moment de la journée. La preuve, la plupart des activités qui se déroulent dans la soirée à Faso Parc ont toujours drainé un monde fou. Après tout, l’homme ou la société a toujours su s’adapter à certains événements qui surviennent s’il n’a tout simplement pas été contraint de le faire. Vouloir maintenir la nuit forcément comme moment privilégié de travail peut se révéler suicidaire pour nos artistes. Outre cela, nos professionnels du show-biz doivent travailler à encadrer leurs événements en termes de ponctualité et de durée. Pour un événement d’une heure, on assiste souvent à de longues attentes inutiles alors que l’opportunité aurait être donnée à des spectateurs de finir leur soirée ailleurs. Il est donc temps de changer les habitudes actuelles, de recadrer au besoin les choses, au risque de courir inéluctablement à la perte! Cyr Payim Ouédraogo

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