Communication scientifique : ISC, l’outil tant attendu!

Le Burkina Faso peut se féliciter de sa recherche scientifique et de son enseignement supérieur de très haut niveau dans presque tous les domaines du savoir en pointe actuellement dans le monde. Diverses expertises sont développées dans les universités et les centres de recherches du pays. Celles-ci servent au développement du pays, mais aussi à l’avancée de la science universelle.
Dans le domaine du paludisme, les chercheurs et universitaires burkinabè comptent pour beaucoup dans le combat mondial contre cette pathologie qui fait des millions de morts par an. Plusieurs autres pathologies font l’objet de recherche de pointe au Burkina Faso. Citons, entre autres, le VIH SIDA, la drépanocytose, la tuberculose, les maladies tropicales négligées ainsi que les différents cancers. Des efforts surhumains sont déployés par plusieurs équipes de recherches pour répondre aux questions quotidiennes des populations et aussi contribuer à la science universelle. Dans le domaine de la recherche agricole, les chercheurs sont présents sur tous les maillons de la chaîne des différentes productions. Au quotidien, ils travaillent pour trouver des variétés qui s’adaptent à notre environnement changeant, récupérer des sols appauvris, lutter contre les maladies et les ravageurs des cultures, conserver les produits des récoltes, transformer et commercialiser. Des agronomes, des sélectionneurs, des généticiens, des entomologistes, des pathologistes, des spécialistes des sols, des mauvaises herbes, des chimistes, biochimistes alimentaires, des économistes ainsi que des spécialistes des marchés sont constamment au travail et en bonne intelligence pour nourrir les Burkinabè et leur assurer un bien-être. Nous n’oublions pas les sciences physiques, chimiques, biologiques, sociales, etc. qui contribuent à des avancées que le citoyen lambda utilise au quotidien mais ne perçoit pas toujours que des fils et filles de ce pays consacrent plusieurs heures de travail pour non seulement élaborer ces technologies mais aussi les sécuriser. Nous n’occultons pas non plus les domaines de l’habitat, des transports où des ingénieurs de haut vol sont à l’œuvre chaque jour au Burkina Faso.
Les résultats de ces travaux sont le plus souvent publiés dans des revues internationales qui ne sont pas accessibles au grand public. Il est temps que les résultats des recherches du Burkina Faso soient accessibles et connus des Burkinabè.
Les autorités, en créant le ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MRSI), ont bien compris le rôle de la recherche dans les préoccupations quotidiennes des Burkinabè.
Aucun pays développé ne viendra se préoccuper des questions propres à notre cher Burkina Faso, ni produire des technologies prêt-à-porter qui pourront résoudre définitivement nos problèmes. Les Burkinabè doivent comprendre que c’est leur propre recherche qui fera avancer ce pays. C’est cette recherche qui valorisera nos phytomédicaments pour nous soigner ; c’est elle qui nous permettra d’atteindre notre autosuffisance alimentaire ; c’est elle qui nous permettra de valoriser nos produits locaux ; c’est elle qui rendra nos universités performantes et viables ; c’est encore… et toujours elle donc qui créera les emplois tant attendus pour notre jeunesse.
Chercheurs et enseignants chercheurs, faites donc connaître vos résultats de recherches au grand public à travers Infos Sciences Culture (ISC) ou tout autre média ; et travaillons tous pour une recherche scientifique et technologique performante au Burkina Faso.
Dr Fidèle Tiendrébéogo

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