Semaine nationale de la Culture: Attention à la routine !

La Semaine nationale de la Culture (SNC), quoi qu’on dise, est une des manifestations culturelles et artistiques phares du Pays des hommes intègres. Sa 18e édition qui bat son plein à l’heure actuelle dans la ville de Sya est une belle opportunité pour les artistes toutes catégories et arts confondus, les professionnels du secteur culturel et touristique, les experts venus de plusieurs horizons. C’est également un moment privilégié durant lequel le Burkina Faso présente et vend sa richesse culturelle au reste du monde, notamment aux festivaliers, aux tourneurs, aux programmateurs, aux producteurs, aux promoteurs de spectacles, etc.
Cet événement est majeur en ce sens qu’il nourrit d’autres manifestations. Il est arrivé souvent de voir Koudbi Koala et son équipe y chercher des oiseaux rares pour enrichir le plateau artistique des Nuits atypiques de Koudougou (NAK). C’est dire que c’est le lieu par excellence d’affaires et c’est tant mieux pour la SNC. Des lauréats de cette belle vitrine ont eu le privilège de faire le tour du monde ou de bénéficier de production de leurs œuvres. C’est le cas notamment du célèbre Solo Dja Kabaco, pour ne citer que celui-ci, un des purs produits qui a rejoint plus tard l’écurie de Seydoni pour une carrière professionnelle. Mais, un des problèmes majeurs de la SNC demeure sa communication, laquelle ne vole souvent pas haut. On se contente de répéter les mêmes actes ou actions de communication, sans mettre réellement une vraie stratégie en place pour propulser la manifestation plus loin. Il suffit aujourd’hui de promener son micro dans les rues de Bobo, et l’on se rendra qu’ils sont nombreux à déclarer qu’ils sont plutôt captivés par la foire et autres sites festifs que ce qui se vit réellement au Théâtre de l’amitié ou aujourd’hui à la maison de la Culture Mgr Anselme Titiama Sanon où se déroulent chaque soir les prestations du Grand prix national des arts du spectacle. Et, disons-nous la vérité, fini l’ouverture solennelle, certaines de nos autorités semblent avoir des agendas cachés et plus passionnants ailleurs, ce qui les éloigne des salles de spectacle pour lesquelles ils ont pourtant établi leur ordre de mission.. Est-ce que la routine s’est installée à un tel degré qu’on préfère juste faire le déplacement pour des vacances et la fête? En tout cas, il est grand temps que l’on passe cette manifestation au scanner car même ses multiples lauréats sont, aujourd’hui, de plus en plus invisibles sur les scènes nationales et internationales. Et comme il est question d’industries culturelles et créatives, nous avons besoin de résultats tangibles que mitigés!
Cyr Payim Ouédraogo

Edito: The National Week of Culture: Be careful to routine

The National week of culture (SNC), is one of the most important cultural and artistic manifestation of the country. The 18th edition, which takes place in Sya, is a great opportunity to artist from every category and arts, professional of culture and tourism, or other expert. That’s equally a time when Burkina Faso shows and sold its cultural wealth to the world and particularly to public, producer, developer and other professionals.
This is a major event because it allows other manifestation to take advantage of it. We often see Koudbi Koala and his team searching for rare birds to enrich “Les nuits Atypiques” of Koudougou. This event is a real place for business and this is the asset of the SNC. Prizewinners get to travel all around the world or can produce their pieces of arts. That’s the case, for example and to name one, of the famous Solo Dja Kabaco who joins the Seydoni’s team to make a professional carrier. But one of the big problem of this cultural week still is its communication, which is not a model. We content doing over and over the same communication’s actions, without any strategy to develop this manifestation. Just by hanging around in Bobo, we see people prefer go to the fair or other festivities than go to the cultural house of Mgr Anselme Titiama Sanon where every night of the week participant for the national prize of show’s arts are representing. And we can say the truth, the great opening night is over, no political, who certainly get secret and more passionate diary somewhere else. Does the routine gets this far ? Anyway it’s time to analyze this event because even prizewinners are today, less and less visible on national and international stage. And as we are talking about cultural and creative event, we have to get tangible results !
Cyr Payim Ouedraogo
Traduction : Simon Vermot Desroches (Stagiaire)

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