Mouna N’Diaye L’héroïne du 7e art africain!

«J’ai troqué ma blouse blanche contre un plateau…»

Maimouna N’Diaye, plus connue sous Mouna N’Diaye par les cinéphiles, est une des meilleures comédiennes du moment. Prix de la meilleure interprétation féminine au FESPACO 2015, Mouna a à son actif plusieurs réalisations : des longs et courts métrages, des séries et des pièces de théâtre. Arrivée dans le 7e art, il y a une quinzaine d’années, elle a dû quitter ses études de médecine pour embrasser une carrière d’actrice de cinéma qui lui réussit bien.

Tous les chemins mènent à Rome, dit-on. Eh oui ! Mouna N’Diaye, comédienne-actrice de cinéma, en a fait sienne cette maxime. Titulaire d’un Baccalauréat D (Série scientifique) avec deux années d’études à la Faculté de médecine, Mouna N’Diaye, en plus d’être excellente comédienne, est réalisatrice de films documentaires. Son histoire : « je suis arrivée dans ce métier, il y a à peu près une quinzaine d’années. J’ai choisi de m’orienter vers le cinéma, le théâtre, parce que pour moi interpréter des personnages, jouer des rôles permet de transmettre des messages et de donner son point de vue sur certaines choses» explique-t-elle. Son premier essai auprès de la talentueuse chorégraphe Irène Tassembedo et de feu Sotigui Kouyaté est concluant. La jeune étudiante en médecine abandonne alors les laboratoires et les amphithéâtres pour les planches. Pas sans difficultés. «Il y a eu des moments où c’était difficile, le vide parce que les proches sont fâchés, ils disent que je ne veux pas faire des études». Mais rien ne viendra à bout de sa passion pour le théâtre.

Et pour cette carrière, elle a parcouru plusieurs pays notamment la Guinée, le Sénégal, la Côte-d’Ivoire, le Niger, le Mali avant «d’échouer» au «Pays des hommes intègres» où elle réside.

Révélée au grand public à travers la série burkinabè à succès «Super flic», comme le confirme elle-même, Mouna affiche à son compteur plusieurs collaborations cinématographiques. Reconnue pour son talent, elle a interprété des rôles dans plusieurs films, entre autres, « Bandits», «Les enfants de Dieu», «Tropique amer», «Résidence akwaba», «Super flic» et «L’œil du cyclone» avec lequel elle a été sacrée lauréate de la Meilleure interprétation féminine au dernier FESPACO.

«Par rapport aux personnages que j’incarne dans mes films, les rôles ne me sont pas imposés. Je prends d’abord connaissance des scénarii, puis je les lis, ainsi je comprends la psychologie du personnage avant de l’interpréter. On ne peut pas imposer un rôle à quelqu’un. C’est comme un métier. Chacun est libre de choisir tout en respectant la liberté de l’autre» précise l’actrice. Elle a aussi été faite lauréate du prix FESTIKA JUST au festival de Burundi.

Diplômée en études théâtrales spécialisées de l’université Paris III, aujourd’hui, Mouna N’Diaye se lance dans la réalisation de documentaires avec pour ambition d’exceller également dans ce domaine. «C’est bien d’interpréter des personnages et des rôles, mais j’ai aussi envie de dire des choses et d’avoir mon point de vue dans ce domaine» se justifie-t-elle. Ainsi, elle a réalisé son premier film documentaire «Sons ne ba», en mooré «Parle avec eux» en français, sur la santé mentale.

Les meilleurs moments de sa vie, c’est quand elle est en tournage puisque, dit-elle, il faut bien vivre de son métier. Côté jardin, Maimouna N’Diaye est mariée à Louis Marquès, un homme de culture, coscénariste de «L’œil du cyclone». Elle est mère de deux (02) enfants.

 

Angèle Kanon

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