13e édition de la FILO: Opération de charme à l’endroit des opérateurs privés!

Au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou a eu lieu du 26 au 29 novembre 2015 la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO). C’est sous le thème « Place des acteurs nationaux du livre dans l’organisation de la FILO » et c’est sous le parrainage de Mahamoudou Ouédraogo, ancien ministre, que s’est tenue cette manifestation. Il s’agissait de mener une réflexion sur le mode de participation des acteurs privés dans l’organisation de cet évènement.

Au regard du rôle majeur de ce medium dans le processus d’émancipation des sociétés, le gouvernement burkinabè a placé le livre et la lecture au centre de sa politique de développement afin d’en faire l’un des facteurs de son émergence sociale, politique et économique. Ce qui vient justifier l’institution de la FILO comme manifestation biennale majeure.
La cérémonie d’ouverture, s’est tenue dans le pavillon du soleil levant du SIAO. « En lisant les livres, je ne puis m’empêcher de voir les traces de nos prédécesseurs sur cette terre ». En parlant des biens faits du livre, nous a confié pendant la cérémonie le parrain, Mahamoudou Ouédraogo. Il a salué tous les participants d’avoir honoré le rendez-vous. L’écrivain Jacques Boureima Guégané, lui, s’est réjoui d’être l’invité d’honneur. Ce cadre lui a permis d’échanger cette fois-ci, directement avec les lecteurs en vue de leur faire comprendre mieux ses œuvres : «C’est une occasion de donner des flash sur des aspects biographiques qui peuvent aider à comprendre certains passages de mes œuvres » s’est-il exprimé.
Espace de diffusion et de promotion de la pensée, la FILO offre au public un large éventail de choix par l’exposition des livres, par la variété et la diversité des exposants et par les débats. Elle contribue également à l’enracinement de la liberté d’expression et selon le ministre de la Culture et du Tourisme, Jean Claude Dioma, à la « réalisation de l’idéal commun de l’intégration régionale et de l’esprit panafricain ». Il a par ailleurs ajouté que le défi majeur pour cette édition, est de pouvoir l’organiser malgré les crises socio-économiques qu’a connues le pays : « c’est dans une vision de continuité et de consolidation de cet important marché du livre que se tient en cette année 2015, en dépit des soubresauts sociopolitiques, la 13e édition sur le site ». En outre, le secteur du livre est celui qui connaît beaucoup de difficultés ; et pour son développement, aux dires du ministre de la culture, tous les acteurs du livre doivent s’impliqués entièrement. Implication qui, d’ailleurs, a valu au parrain une décoration. Ainsi, c’est en guise de reconnaissance pour son abnégation que le gouvernement a distingué Mahamoudou Ouédraogo au rang de Commandeur de l’Ordre du mérite des Arts, des Lettres et de la Communication. « Cette décoration vient mettre en valeur tous les acteurs de la culture. Je la dois aux autres acteurs qui m’ont permis d’avoir cette distinction » s’est réjoui le récipiendaire.
Pour le Premier ministre, Yacouba Isaac Zida, le livre contribue aux développements national et personnel. Il est également le conteneur de tout savoir. C’est ainsi qu’il souhaite, à l’instar des élèves, des étudiants que le peuple burkinabè ait le goût de la lecture du livre. Cela permettra aussi aux écrivains de vivre de leur plume.
Contrairement aux éditions antérieures, la FILO a connu cette année plusieurs innovations, à savoir l’organisation de l’Espace enfant qui a été animé par des spécialistes tout au long de la foire et l’institution du prix littéraire qui a concerné les romans publiés au Burkina entre le 1er janvier 2010 et 31 décembre 2014 et des prix spéciaux. Le prix littéraire a été décerné au roman Sali de Zi Hã. Quant aux prix spéciaux, Adamou Kantagba avec son roman Cœur de femme remporta le prix de l’UNESCO. Le prix ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation est revenu à Aristide O.A Soré, auteur du roman, Descente aux enfers avec Ted. Une coupure du ruban et une visite des stands ont mis fin à la cérémonie d’ouverture. La tribune de l’écrivain, café littéraire, prestation des écrivains dans les établissements, rencontre d’affaires entre acteurs du livre, des dédicaces, atelier d’écriture sont autant d’activités phares menées durant ces trois jours. Et le bilan est déjà satisfait selon le directeur Comité national d’organisation, Stanislas Méda : « Cette édition est un véritable succès dans la mesure où dans le pays il y a eu une grande affluence du public en dépit du contexte électoral» a-t-il déclaré à la cérémonie de clôture. Cette édition a eu comme pays invité d’honneur l’Algérie. Elle a enregistré la participation de huit pays africains notamment le Benin, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Maroc, le Niger, le Sénégal et le Togo.
Le livre, en dépit des évolutions technologiques, constitue un précieux outil de développement pour l’humanité, surtout pour le Burkina Faso. Par conséquent, il doit être à la portée de tous les burkinabè.

Sougrinoma Guigma

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